La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) exprime une vive inquiétude face aux récentes violences visant plusieurs édifices de l’Église catholique en République démocratique du Congo ( RDC), notamment à Kananga, Luebo et Kinshasa. Ces attaques s’accompagnent d’actes d’intimidation et d’agressions ciblant des membres de la hiérarchie ecclésiastique, portant ainsi atteinte à la liberté de religion et à la sécurité des personnes.
Dans un communiqué publié ce mardi 23 juin, la C64 rappelle que la Constitution congolaise protège le caractère inviolable des lieux de culte et garantit la liberté de conscience. « Dans un État de droit, nul ne peut être pris pour cible en raison de ses convictions ou de sa mission spirituelle », souligne la Coalition.
Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions politiques croissantes, marqué par une multiplication de violences, de discours de haine et d’ appels publics à la violence contre les voix dissidentes. Elle fustige la banalisation inquiétante de la violence politique systématique, utilisée comme moyen de gestion des divergences.
Vivement l’ouverture d’une enquête crédible et indépendante Les signataires du communiqué, Martin Fayulu (ECIDé), Jean-Marc Kabund (A.Ch), Moïse Katumbi (Ensemble pour la République), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (Envol) condamnent fermement ces actes de violence. Ils expriment leur solidarité envers l’Église catholique et appellent les autorités compétentes à assurer la protection des fidèles et des lieux de culte.
La C64 demande également l’ouverture d’une enquête indépendante et crédible afin d’identifier les responsables de ces attaques, ainsi que leurs éventuels commanditaires, et de les traduire en justice conformément à la loi.Cette prise de position intervient alors que la RDC traverse une période délicate, où la protection des droits fondamentaux et la garantie de la liberté religieuse demeurent des enjeux cruciaux pour la stabilité du pays.
Assiyah Tshamunyongue
