L’opposant congolais, Alain Bolodjwa a annoncé, ce mardi 04 août, son retrait de la Coalition Article 64 (C64), une plateforme politique créée en mai dernier par plusieurs figures de l’opposition. Dans une déclaration ferme, il appelle également à la dissolution de cette coalition, qu’il estime désormais incapable d’atteindre les objectifs qui avaient motivé sa création.
Sans détour, Alain Bolodjwa a pointé du doigt deux de principales figures de la plateforme, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, les tenant pour responsables de profondes divergences qui minent aujourd’hui cette structure.
Selon lui, les désaccords entre les différentes composantes de la C64 sont devenus irréconciliables, rendant impossible toute poursuite d’un combat politique commun.
« La C64 doit disparaître », a-t-il déclaré, estimant que la plateforme a perdu sa raison d’être et n’est plus en mesure de remplir la mission qu’elle s’était fixée à son lancement.
Cette prise de position confirme les tensions internes qui secouent la Coalition Article 64 depuis plusieurs semaines. Présentée à sa création comme un cadre destiné à fédérer les forces de l’opposition autour d’un projet commun, la plateforme apparaît aujourd’hui fragilisée par des rivalités de leadership et des divergences stratégiques de plus en plus visibles.
Le départ d’Alain Bolodjwa constitue un nouveau coup dur pour la C64 et pourrait accélérer la recomposition de l’opposition congolaise. À l’approche de nouvelles échéances politiques avec en ligne de mire un dialogue national, cette crise relance le débat sur la capacité des forces opposées au pouvoir à construire un front uni et une alternative crédible.
Safia Mahunda
