5 août 2026

Un droit longtemps resté lettre morte devient enfin une réalité. Le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a officiellement lancé, ce mercredi 5 août, la prise en charge des frais funéraires des agents de carrière des services publics de l’État ainsi que de leurs ayants droit. Cette réforme est entrée en vigueur depuis le 1er août sur l’ensemble du territoire national.

Prévue par les textes légaux mais restée inapplicable faute d’un mécanisme opérationnel, cette prestation sociale est désormais assurée par la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP).

Le nouveau dispositif, fondé sur un système mutualisé de cotisations, couvre trois situations : le décès de l’agent public, celui de son conjoint et celui d’un enfant ouvrant droit aux allocations familiales.

Lors de la cérémonie officielle, Jean-Pierre Lihau a qualifié cette mesure d’« avancée historique », estimant qu’elle concrétise la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que la volonté du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa de renforcer la protection sociale des fonctionnaires.

Un traitement égalitaire pour tous les agents

Pendant de nombreuses années, les obsèques des fonctionnaires reposaient essentiellement sur les cotisations de solidarité entre collègues. Cette réforme met fin à cette pratique en garantissant une prise en charge uniforme, quel que soit le grade ou le lieu d’affectation de l’agent.

Les partenaires sociaux, associés aux travaux préparatoires, ont salué une avancée majeure qui ouvre une nouvelle ère pour l’administration publique.

Le vice-Premier ministre a enfin invité les responsables administratifs à accompagner la CNSSAP dans le déploiement effectif de cette réforme à travers les provinces, afin que tous les agents concernés puissent bénéficier pleinement de ces nouveaux avantages.

Assiyah Tshamunyongue