15 juillet 2026

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a publié, ce vendredi 12 juin 2026, un double communiqué officiel suite au sit-in organisé par l’opposition politique.
Dans le premier, l’Exécutif provincial déplore vivement les violences et troubles à l’ordre public qui ont émaillé cette manifestation. Bien que les organisateurs aient été autorisés à se rassembler sur le terrain Assosa, dans le respect strict des lois et en évitant le siège du Parlement conformément au règlement intérieur, les manifestants ont dévié l’itinéraire convenu, provoquant des débordements.

Les premiers bilans font état de 20 blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants, ainsi que cinq véhicules incendiés. Les autorités rappellent que la priorité des priorités est d’assurer la sécurité publique et la libre circulation des personnes et des biens.

Elles soulignent également que les ne doivent en aucun cas perturber les activités économiques, administratives et éducatives, notamment les épreuves du Tenasosp en cours.

Dans un second communiqué, le Gouvernement provincial met en garde contre un mode opératoire préoccupant consistant à recruter des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, pour les placer en première ligne et provoquer les forces de l’ordre.

Cette pratique, qualifiée de manipulation, est fermement condamnée, car elle met inutilement en danger la population.

Le ministre provincial de la Santé, Patricien Gongo Abakazi, a salué le professionnalisme et la bravoure des forces de sécurité qui ont su faire face à ces troubles, tout en réaffirmant l’engagement des institutions provinciales à promouvoir les droits de l’homme dans l’exercice de leurs missions.

Le Gouvernement provincial a enfin rappelé que la liberté de rassemblement public est un droit fondamental reconnu par la Constitution, mais qu’elle doit s’exercer dans le respect des droits d’autrui, de l’ordre public et du fonctionnement des institutions républicaines. Il se réserve le droit de saisir les instances judiciaires pour établir les responsabilités liées aux violences constatées.

Ce vendredi 12 juin, la manifestation de la coalition C64 contre le projet de révision constitutionnelle a dégénéré en affrontements d’une rare violence entre les forces de l’ordre et des milliers de militants de l’opposition. Au terme de plusieurs heures de tensions, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et plusieurs cadres de l’opposition ont été blessés, des dizaines de militants arrêtés et, selon l’opposant Martin Fayulu, deux manifestants ont perdu la vie.

Assiyah tshamunyongue