C’est la Coupe du monde de tous les superlatifs mieux de tous les inédits qui commence ce jeudi 11 juin.Pour la première fois, trois pays co-organisent l’événement sportif du ballon rond. Il s’agit des États-Unis d’Amérique, du Canada et du Mexique. 48 nations vont se disputer le graal et succéder à l’Argentine de la légende vivante, Lionel Messi, 16 villes vont accueillir les 104 matches. Pas que ça, dans ce Mondial à saveur américaine mais aussi et surtout, de fortes restrictions au niveau des États-Unis d’Amérique, le webpays de l’ Uncle Sam avec à la tête, le sulfureux président, Donald Trump. Le locataire de la Maison blanche et son Administration multiplient des mesures draconiennes à la frontière et sur le sol américain, en l’encontre de plusieurs délégations.
Pourtant en 2017, le numéro un de la Fifa lâchait : “Les supporters et officiels d’une équipe qualifiée pour la Coupe du Monde doivent avoir accès au pays en question, sinon, il ne s’agit pas d’une Coupe du monde”. Neuf ans après, le discours a changé.
Entre refus de visas, sécurité intérieure avec la très controversée police anti-migratoire ” Ice” sur terrain et aussi la maladie à virus Ebola pour les ressortissants congolais d’où qu’ils viennent, le foyer de contamination et d’obligation pour regarder le Mondial à la télévision est directement proportionnel au taux de létalité de l’épidémie.
L' Iran, dans le rang des accusés
Suivre la plus prestigieuse compétition de football au monde au pays de Trump est devenu un véritable chemin de croix, un parcours de combattant, voire une question de survie ou de mort, tel non pas un “malade” mais un ” patient” qui se bat comme le diable dans un bénitier avec le cancer.
L’ accès sur le territoire américain couplé aux fouilles systématiques soumises à des chiens renifleurs à l’instar de la délégation de l’Ouzbékistan écoeurent la planète football.
En outre la délégation iranienne avec au moins un membre du staff technique qui a servi au niveau des Gardiens de la Révolution connait un traitement désobligeant.
L’ équipe nationale devrait faire des aller et retour, avant et après ses matches. Pas question de passer la nuit aux États-Unis d’Amérique.Politisation du football quand tu nous tiens en grattant.
D’autant plus que ce n’est pas un secret de polichinelle et il ne faudrait pas être docteur ès Relations internationales, pour cerner que les USA est en conflit avec la République islamique d’ Iran à cause de l’enrichissement nucléaire de son propre uranium.
Aussi l’enlisement de la guerre dans la région avec le système de jeu du cadenacio à l’ italienne, le blocage du détroit d’Ormuz imposé par l’ancienne Perse à la première puissance économique mondiale, où 20% du pétrole mondial et du gaz liquéfié passe.
Carton rouge pour le meilleur arbitre du continent noir, les pays africains blacklistés
L’ addition est salée en termes de restrictions. En effet, l’arbitre agréé de la Fifa et en plus meilleur arbitre africain de l’année 2025, le Somalien Omar Artan ne va pas officier sa première Coupe du monde.
Arrivé à Miami, il est allé en Turquie et la Fifa a confirmé qu’il ne sera pas au sifflet. Du moins, il a été accueilli comme un héros dans son pays. Résilience ! D’ailleurs, un mal pour un bien, il vient d’être désigné comme arbitre central de la rencontre de la Super coupe européenne PSG-Aston Villa.
Les sélections africaines sont également concernées. D’ailleurs ils sont les choux gras de cette politique migratoire.Des restrictions partielles et totales.
Parmi eux les pays qui vont aussi prendre part au Mondial : la Côte d’Ivoire, le Sénégal pour ne citer que ceux-ci.
“Un billet de match n’est pas un visa”, avait insisté ces derniers mois Marco Rubio, le Secrétaire d’État américain, à destination de plusieurs nations africaines.
Ebola oblige, la RDC touchée par le contagion restriction
Dans la foulée, la RDC quant à lui passera aussi au scanner. La faute à l’épidémie d’ Ebola, la 17è de la série qui sévit pourtant que dans l’ Est du pays, très loin de la capitale congolaise et à fortiori des États-Unis d’Amérique mieux de la White House.
Les supporters congolais vont en faire les frais. Ceux en provenance de Kinshasa ne seront pas au gradins lors du premier match des fauves congolais contre la Selecao portugaise, le mercredi 17 juin 2026 à Houston, à 18h heures locales.
Les Européens en vigilance orange
Au niveau des Européens et autres délégations d’y monde même s’ils ont exemptés de visas. Du moins pour certains, le bât blesse au niveau du document officiel en ligne où le refus se conjugue aussi au présent et gagne du terrain. Ce, à l’instar de Noah Sadiki dans les différentes pelouses de la Première Ligue anglaise avec son club de Sunderland.
Rien ne passera inexorablement comme le couteau dans du beurre. Un raisonnement à contrario serai un leurre ou une absurdité. Vigilance orange est un idéal pour éviter tout désastre.
Donald Trump profite de la vitrine de cette compétition pour séduire ses électeurs à cinq mois des élections de mi-mandat ( novembre 2026) et imbu de lui-même, le puissant homme politique et homme d’affaires voudrait être à la fois partout. Même là où il ne devrait pas être. Un comportement qui gâche la fête du football mondial.
Il y a au moins 24h, Donald Trump a été hué par les fans de la balle au panier lors de sa venue inédite à la finale 3 des Play-offs de la National basket american ( NBA) entre les Knicks de New York et les San Antonio Spurs ( 111-115).
32 ans après, une autre ère souffre sur l’aire de jeu
Il y a pratiquement vingt-deux ans, en 1994, les USA avec à sa tête le démocrate, Bill Clinton accueillaient sa première Coupe du monde de l’histoire. Il n y avait de ce climat délétère. D’ailleurs, la compétition qui a vu le sacre du Brésil du tandem Romario-Bebeto sur l’ Italie, a été une réussite et le public était présent, la joie de mise loin d ces restrictions.
La Russie et le Qatar, de bons élèves
Même la Russie de l’homme fort, Vladimir Poutine en 2018 et le pays islamique, le Qatar en 2022 ont laissé une bonne impression dans le chef des amoureux du football et de
des observateurs avertis.
Au pays de Trump, la fête du ballon risque de ne pas être rond mais oval avec une pléthore de mesures qui dénaturent l’ambiance chaleureuse en plein été.
Un appel à la conscience et à la responsabilité des dirigeants africains
Aux présidents de différentes fédérations africaines qui ont fait allegance à Motsepe et son ami Gianni Infantino, le proverbe : ” À quelque chose malheur est bon” siffle avant la compétition comme une prise de conscience et de responsabilité.
Sinon avec des espèces sonnantes et trébuchantes sur fond d’achat de conscience, le football africain va aller de mal en pis.
Sur cette question à l’allure de caviar, le président de la Fédération camerounaise de football ( Fecafoot), Samuel Eto’o ne ratera pas ce face à face devant Gianni Infantino, loin de l’opportunité gâchée du Léopard, Cédric Bakambu contre le Danemark en amical (0-0), à Liège, le mercredi 03 juin dernier.
Sur papier, après la Can de 2027 au Kenya, Ouganda et en Tanzanie, la compétition passe de deux à quatre ans; le championnat africain des nations ( Chan) cher à feu Issa Hayatou a disparu et avec son lot de décisions qui vont également venir incessamment.
Le Trumpisme américain règne sur la planète football
Au vu et au su de tous, le président Donald Trump avance ses pions, impose ses décisions même dans la sphère du football planétaire. Pourtant à titre exceptionnel, des mesures d’assouplissement devraient être de mise. ” l’ Amérique d’abord”, telle une promesse du président à ses électeurs.
Au finish, les délégations étrangères et les supporters aboient, la caravane Trump passe. Aux armes citoyens, que Dieu bénisse l’ Amérique que nul autre pays du monde, tel des déclarations dans certains films du pays ayant pour indicatif téléphonique+1. Allô, que la Coupe du monde se joue maintenant sur terrain, du 11 juin au 19 juillet.
KGB Nesta
