15 juillet 2026

Le parti politique « Piste pour l’Émergence » a publié un communiqué de presse ce samedi 13 juin pour dénoncer avec la plus grande fermeté la répression sanglante perpétrée contre les citoyens congolais lors d’un sit-in pacifique organisé par la coalition C64 devant le Palais du Peuple à Kinshasa, le vendredi 12 juin dernier.

Cette manifestation avait pour unique objectif de protester contre le projet de loi référendaire en cours d’examen au Parlement, ainsi que contre toute tentative de Coup d’État constitutionnel visant à maintenir Félix-Antoine Tshisekedi au pouvoir au-delà de 2028, ce qui serait en violation flagrante de la Constitution du 18 février 2006.

Au lieu de répondre aux nombreuses urgences nationales telles que l’insécurité persistante dans l’Est, l’épidémie d’Ebola, la détérioration du pouvoir d’achat, l’effondrement des services sociaux de base, la crise de l’eau et de l’électricité, la famine, les problèmes de transport, les embouteillages, ainsi que la criminalité urbaine avec le phénomène Kuluna, le régime en place aurait choisi la voie du terrorisme d’État, s’en prenant à tout citoyen opposé à ses projets” lit-on.

Le communiqué rapporte plusieurs pertes en vies humaines lors de cette manifestation pacifique, ainsi que de nombreux blessés parmi des leaders politiques et sociaux de renom, notamment Martin Fayulu (Président de l’ECiDé), Delly Sessanga (Président d’Envol), Jean-Marc Kabund (Président de l’Alliance pour le Changement) et Ados Ndomasi (Président de l’Alternative 2028).

La Libération des opposants exigée

Par ailleurs, plusieurs militants ont été arbitrairement arrêtés, dont Gautier Ilunga et Best Mulamba. Piste pour l’Émergence exige leur libération immédiate et sans condition.

Le parti accuse également ” les Forces du Progrès armées de machettes, bâtons et pierres” d’avoir participé à ces actes violents avec la complicité passive de la Police nationale congolaise ( PNC). Ces faits sont qualifiés de graves violations des droits humains et des libertés fondamentales.

Rappelant que le droit de manifester pacifiquement est garanti par l’article 26 de la Constitution congolaise, Piste pour l’Émergence appelle la population à une mobilisation citoyenne pacifique et permanente, à la vigilance de toutes les couches sociales, ainsi qu’à l’engagement des forces vives de la nation pour défendre l’État de droit.

« Chaque Congolais doit se constituer en rempart de notre démocratie, quel qu’en soit le prix », affirme Josué Mbukawulu Katika, porte-parole du parti.

Ce communiqué s’adresse également à la Communauté internationale et à l’opinion nationale pour témoigner de la stratégie assumée du pouvoir en place, qui tendrait à décapiter la jeune démocratie congolaise au profit d’un régime autoritaire.

Assiyah tshamunyongue