19 mai 2026

Le gouvernement congolais a annulé un contrat léonin de 1,2 milliard de dollars de production de cartes d’identité nationale en raison d’allégations d’irrégularités financières.

Richard Ilunga, directeur général de l’Office national d’identification de la population (ONIP), a déclaré à l’agence BloombergAfrica que le projet avait été annulé le 12 août 2024 à la suite d’une réunion entre des représentants du gouvernement congolais et ceux des entreprises qui devaient le réaliser : La société française de biométrie Idemia et un intermédiaire appelé Afritech.

Le pays a levé cette option plusieurs mois après que l’Inspection générale des finances (IGF) que dirige Jules Alingete ait mis en garde contre des dépassements de coûts de ce projet, estimé à plus de 1,2 milliard USD.

Quelques mois plus tôt, l’Inspection générale des finances (IGF) avait dénoncé ce projet pour son caractère irrégulier.

Un scandale qui est un coup dur pour les Congolais qui devront de nouveau attendre pour recevoir des cartes d’identité. Richard Ilunga, le directeur de l’Onip, affirme pourtant que les nouvelles cartes seront disponibles l’année prochaine, alors que le pays n’en a plus depuis près de quatre décennies.

“Le premier morceau, c’est celui qui va s’occuper des électeurs, c’est-à-dire des personnes qui ont été identifiées par la Céni (la Commission électorale nationale indépendante). Et c’est la plus grosse strate parce que le fichier de la Céni pèse près de 43 millions de personnes. Nous allons travailler sur ce fichier pour le mettre aux normes de l’Onip”, explique M. Ilunga. Selon lui, “cela va se faire très vite, et nous comptons terminer surtout avec la base de données qui est au cœur du dispositif administratif de la République, avec l’octroi des cartes d’identité avant la fin 2025”.

Il faut noter que ce contrat léonin des cartes d’identité de 1,2 milliard de dollars confié à la Société Afritech du duo Samba Batshily-Amadou Diaby a été annulé par le Gouvernement à la suite des observations formulées par l’Inspection générale des finances (IGF).

Depuis, Jules Alingete est dans les viseurs des perdants. Un autre documentaire financé par ses ennemis jurés impliqués dans le contrat retoqué est en gestation, selon le très respectueux Hebdomadaire AfricaNewsRDC.

Jolga Luvundisakio