26 juin 2026

La situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo ( RDC) franchit un nouveau cap inquiétant. Ce qui était déjà une crise sécuritaire complexe prend désormais les allures d’un pillage systématique des infrastructures de développement, une stratégie que l’AFDC qualifie sans détour de ” banditisme économique “.

Au cœur de cette tourmente, la Cité de la Science de Nyakadaka, située à 45 km de Bukavu et siège de la Fondation Modeste Bahati Lukwebo, est tombée sous l’occupation illégale des forces de l’AFC/M23.
Ce complexe, véritable joyau destiné à l’éducation et au bien-être des populations locales, se retrouve aujourd’hui paralysé.

Ce sont dix villas destinées aux enseignants, un hôpital, une université et une école professionnelle qui sont désormais confisqués, privant le Kivu d’outils essentiels pour son avenir.

Un pillage qui s’étend au-delà des lignes de front

L’AFDC tire la sonnette d’alarme : les exactions ne se limitent plus aux zones de combat. À Goma comme à Bukavu, les témoignages font état d’une pratique généralisée de réquisitions forcées.
Hôtels et résidences privées sont occupés, et les propriétaires se voient contraints de verser des loyers directs aux forces de l’AFC/M23.

Le tableau est sombre : le démantèlement industriel est en marche. L’usine de tomates et la cimenterie de Katana ont été dépouillées de leurs machines, acheminées vers le Rwanda voisin, tandis que le navire Riviera Express a été purement et simplement volé.

Pour l’AFDC, ces actes ne relèvent plus de la simple stratégie militaire, mais d’une volonté délibérée de détruire le tissu économique du Grand Kivu. Face à cette situation, l’exigence est claire et unanime : le retrait immédiat et sans conditions de l’AFC/M23 des zones occupées et la cessation immédiate de ces pillages qui hypothèquent l’avenir de toute une région.

Assiyah tshamunyongue