26 juin 2026

La session ordinaire de la 59è édition de l’Examen d’État ( Exetat ) a pris fin ce jeudi 25 juin en RDC. Les finalistes sont désormais en attente de la publication des résultats devant sanctionner la fin de leur cursus scolaire. Dans la capitale congolaise, à l’occasion de la fin de cette épreuve nationale, certains finalises du secondaire se sont livrés à des comportements qui heurtent les sensibilités.

Des images relayées sur les réseaux sociaux dans certains coins de Kinshasa montrent des Bleu et Blanc avec des tenues qui laissent à désirer sur fond des actes à l’encontre de bonnes moeurs.

Un seul mot: flétrissure.
Les jours se suivent et se ressemblent dqns cette agglomération de pus ou moins 15 millions de personnes. Le comportement affiché par des finalistes contraste avec le bon sens.

Jupes courtes, chemises exposant des soutiens, de longues mèches qui vont jusqu’au niveau du dos à l’instar d’un super guerrier des dessins animés manga du Japon, le tout sur fond de longues chaussettes blanches pour les filles ; de pantalons très serrés pour les uns, trop gros avec taille baisse pour les autres, coiffures avec lignes remarquables, telle est la configuration masculine.

Cerise sur le gâteau, après l’examen, le cliché d’un élève du 4è secondaire fait le tour des réseaux sociaux avec au passage une jupe noire plissée rappelant ainsi l’un des Léopards de la sape, l’influenceur, Mzee Kindingu.

Un problème d’éducation, d’instruction et une aberration

Comment expliquer cet agir de futurs intellectuels du pays, ceux qui sont censés aller à l’université et diriger ce pays demain ? C’est tout simplement aberrant.

Il s’agit ici d’une question à la fois d’éducation et d’instruction, respectivement au niveau familial et scolaire. Ce genre de comportement montre à tel point que les anti-valeurs sont devenues ancrées dans une société kinoise et une jeunesse plongées dans la dépravation des moeurs.

Interrogé sur le comportement immoral des finalistes, père de famille et fonctionnaire de l’État, la cinquantaine révolue, se dit indigné que ce sont maintenant les mêmes pratiques à chaque édition ces derniers temps.

” C’est très grave et triste ce que je vois maintenant chaque année à Kinshasa aux derniers jours de la session ordinaire de l’Examen d’ État. Des élèves qui s’habillent très mal en uniformes, qui écrivent sur leurs uniformes, se livrent à l’immoral au vu et au su. Ils ne sont pas généralement inquiétés par les agents de l’ ordre. Et lors de la publication des résultats, la plupart d’eux réussissent avec de gros pourcentages et avec cette liesse, la course à l’incivisme est hélas à grand échelle , a-t-il regretté.

L’ influence négative des réseaux sociaux

Pour un professeur du Collège Frère Zuza dans la commune de Kintambo.
Il fait mention à un problème d’éducation de base, la démission des parents et l’influence négative des réseaux sociaux.

À première vue, un problème l’éducation de base se pose, c’est le fondement de tout. Puis il y a l’école, la rigueur doit être observée avec les professeurs, les éducateurs. Si il y a un laxisme au niveau du travail, de la discipline, et qu’en revanche on propose la facilité en exigeant de l’argent comme visa pour la réussite. En face, l’élève sait le comprendre, ce genre d’attitude n’honore personne : ni les élèves concernés, les éducateurs que nous sommes, leurs écoles et les personnes bien éduquées dans la société. Plusieurs parents sont démissionnaires dans l’éducation des enfants. À cela s’ajoute l’impact négatif à l’ère du numérique avec les fameux influenceurs. C’est ahurissant“, a-t-il fustigé.

    Le même refrain 

À Kinshasa, l’on observe un accoutrement des élèves du 4è secondaire même au niveau de l’Exetat et des actes inciviques à quasiment chaque édition. C’est le même refrain voire la même chanson au vu et au su des parents, éducateurs. L’ État via le ministère de l’ Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté ne réagit pas pour tordre le cou à cette mauvaise pratique qui prend forme dans la société congolaise en général et kinoise en particulier. ” Aux grands maux, les grands remèdes” dit-on.

La session ordinaire de l’ Exetat édition 2026 s’est déroulée du lundi 22 au jeudi 25 juin en RDC. La hors-session a été lancée le lundi 04 mai courant par la dissertation.
Place au traitement des copies, la correction des items pour la publication des résultats qui interviendra inéluctablement avec une vitesse de croisière.

KGB Nesta