La structure « Telema mwana ya mapinga » (« Lève-toi, enfant du soldat ») a déposé, ce jeudi 13 août, un mémorandum au siège du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), à Kinshasa, pour dénoncer les violences numériques basées sur le genre (VNBG), notamment le cyberharcèlement visant les femmes sur les réseaux sociaux.

À travers cette démarche, la délégation appelle le régulateur des médias à prendre des mesures fermes contre les auteurs de ces attaques en ligne. Le document met particulièrement l’accent sur les campagnes de harcèlement dirigées contre la Première Dame de la République, tout en soulignant que ces pratiques touchent également d’autres femmes exposées dans l’espace public.
Selon les initiateurs, ces actes constituent une forme de harcèlement organisé visant à intimider, discréditer et porter atteinte à la dignité des femmes. Ils estiment que ces violences représentent une menace pour les droits des femmes ainsi que pour le climat démocratique au Congo.

Le mémorandum invite le CSAC à assumer pleinement sa mission de régulation en renforçant la lutte contre les contenus haineux diffusés sur les plateformes numériques. Les signataires plaident entre autres pour la mise en place d’un mécanisme de veille et de sanctions à l’encontre des comptes et des pages impliqués dans la propagation de ces contenus.
Par cette initiative, « Telema mwana ya mapinga » souhaite sensibiliser l’opinion publique et encourager les institutions compétentes à agir contre le cyberharcèlement et les violences numériques basées sur le genre, un phénomène qu’elle juge de plus en plus préoccupant en RDC.
Safia Mahunda
