Quelques heures après l’annonce du Bureau de l’Assemblée nationale concernant une nouvelle délibération de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum, les premières réactions politiques commencent à se faire entendre. Jean-Marc Kabund durcit notamment le ton face à ce texte controversé.
Dans une publication sur X, l’ancien cadre de l’UDPS s’est directement adressé à ses anciens camarades au pouvoir, les appelant à « revenir au bon sens » et à abandonner ce qu’il qualifie de « projet funeste de loi référendaire ».
Pour Jean-Marc Kabund, cette loi pourrait constituer un levier permettant, à terme, de modifier la Constitution. L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale affirme ainsi que l’opposition ne laissera pas le pouvoir utiliser ce cadre légal à cette fin.
« Nous ne vous laisserons pas changer la Constitution en vous servant de cette loi », prévient-il.
Jean-Marc Kabund met également en garde les responsables actuellement au pouvoir contre les conséquences que pourrait avoir, selon lui, l’adoption de telles dispositions. Il estime qu’un futur régime pourrait à son tour s’appuyer sur cette loi pour chercher à se maintenir au pouvoir, y compris contre ceux qui l’auraient instaurée.
« Le régime qui vous succédera pourrait, à son tour, se servir de cette loi que vous aurez promulguée pour se maintenir au pouvoir, cette fois contre vous », écrit-il.
L’ancien dirigeant de l’UDPS conclut son message par une mise en garde particulièrement ferme : « Réfléchissez-y : c’est à vos risques et périls. »
Cette sortie intervient au lendemain du communiqué du Bureau de l’Assemblée nationale annonçant que le président Félix Tshisekedi a sollicité, sur la base de l’article 137 de la Constitution, une nouvelle délibération de la loi sur le référendum.
Cette nouvelle délibération fait suite à l’arrêt rendu le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle, qui avait déclaré le texte conforme à la Constitution tout en exigeant la suppression, la substitution ou la réécriture de certaines dispositions. La Haute Cour avait notamment restreint le champ des matières susceptibles de faire l’objet d’un référendum.
Le débat autour de cette loi intervient ainsi dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les discussions sur l’avenir du cadre constitutionnel congolais et les craintes exprimées par une partie de l’opposition face à une éventuelle révision ou adoption d’une nouvelle Constitution.
La rédaction
