Pas engagé dans le processus électoral en cours, le Front Commun pour le Congo , FCC en sigle , a dans un communiqué publié au soir des élections organisées ce mercredi 20 décembre épinglé plusieurs couacs.
“Le FCC dénonce jusqu’au-boutisme machiavélique du pouvoir en place qui mène le pays au chaos, ouvre la voie à une crise aux conséquences incalculables et tend à réduire à néant les avancées engrangées, depuis 2001, sur le terrain de la construction d’un État républicain, économiquement fort et socialement solidaire.” peut-on lire dans gev
Le Front Commun pour le Congo tient le Président de la République, qui est constitutionnellement garant du bon fonctionnement des institutions, pour seul responsable du chaos électoral, voulu et organisé par lui et ses obligés de la CENI;
Il déplore également l’attitude de la communauté internationale, partenaires bilatéraux et multilatéraux confondus, “qui est bizarrement devenue aveugle et aphone depuis l’alternance au sommet de l’État dans notre pays en 2019 et qui, au regard des valeurs et principes dont elle se réclame, s’est montrée complaisante à l’égard d’un pouvoir dont la nature dictatoriale est plus qu’évidente et dont la gouvernance politique, économique, sociale et sécuritaire constitue une menace pour la paix et la stabilité du pays.”
Le FCC “Invite la population congolaise à se prendre en charge et, en application des dispositions pertinentes de la Constitution, à se mobiliser, comme un seul homme, pour mettre fin à ce régime dictatorial qui , usant et abusant de la puissance publique,gère le pays en violation de la Constitution et des lois de la République”
Le FCC “Appelle tous ses cadres et militants à se tenir prêts pour les actions qui vont être décrétées, dans le cadre de cette mobilisation générale, en vue de créer les conditions du retour à l’ordre constitutionnel aujourd’hui violé, et de rendre le pouvoir au peuple, Souverain primaire, à travers des élections réellement inclusives, libres et transparentes”
Il sied de noter que les élections vont se poursuivre ce jeudi 21 décembre pour permettre à ceux qui n’ont pas voté hier de répondre à leur devoir civique, estime la CENI.
Jolga Luvundisakio
