Le verdict est tombé ce mardi 30 septembre 2025 dans le procès de l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, devant la Haute Cour militaire de Kinshasa.
Le prévenu a été reconnu coupable d’avoir usurpé la nationalité congolaise afin d’accéder illégalement au pouvoir, un acte qualifié de violation grave de la Constitution.
Succédant à son père, Laurent-Désiré Kabila, il avait dirigé la RDC pendant 18 ans. Aujourd’hui, il est condamné pour crimes contre l’humanité.
« Joseph Kabila avait toujours été, bien qu’étant président de la RDC, le chef incontesté de tous les mouvements rebelles qu’a connus le pays depuis la rébellion de Mutebusi », a déclaré la Haute Cour militaire.
En outre, il est condamné à verser 2 milliards de dollars américains à chacune des entités suivantes : la province du Nord-Kivu, la ville de Bukavu et celle d’Isiro, à titre de réparation.
Par ailleurs, bien qu’étant sénateur à vie, Joseph Kabila devra encore répondre devant la justice militaire de plus de 120 chefs d’accusation, parmi lesquels des crimes graves, des détournements de fonds et d’autres violations.
« Joseph Kabila est poursuivi pour des infractions qui ne prévoient pas la peine complémentaire de confiscation », a précisé la Haute Cour militaire, expliquant ainsi son impossibilité de prononcer la saisie des biens de l’ancien président, « faute de base légale ».
Assiyah Tshamunyongue
