27 juillet 2026

L’affaire des violences commises contre les médecins lors de leur manifestation devant l’Hôtel du Gouvernement connaît un nouveau développement. Plusieurs policiers de la Police nationale congolaise (PNC), parmi lesquels un capitaine identifié comme ayant fait usage d’un canon à eau contre les manifestants, ont été interpellés ce jeudi et sont actuellement entendus par les services compétents.

Selon les informations recueillies, les agents concernés sont auditionnés au siège de l’Unité de Protection des Hautes Personnalités (UPHP) à Kinshasa. Ces auditions visent à faire toute la lumière sur les circonstances de l’intervention policière qui avait suscité une vive polémique.

Cette décision intervient après la diffusion massive, sur les réseaux sociaux, de vidéos montrant une intervention musclée des forces de l’ordre contre des médecins venus réclamer le paiement de leurs primes ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail. Les images montrent notamment plusieurs manifestants dispersés à l’aide de canons à eau, une intervention qui a été largement critiquée par l’opinion publique.

Les scènes de violence ont provoqué une vague d’indignation dans le pays. Des organisations de la société civile, des défenseurs des droits humains et plusieurs acteurs du secteur de la santé ont dénoncé un usage jugé disproportionné de la force contre des professionnels de santé exerçant leur droit de manifester pacifiquement.

L’interpellation de ces policiers constitue la première réaction concrète des autorités face aux nombreuses critiques suscitées par cette affaire. Pour plusieurs observateurs, cette démarche pourrait marquer le début d’une enquête destinée à établir les responsabilités et, le cas échéant, à sanctionner les auteurs d’éventuels abus conformément à la loi.

En attendant les conclusions des auditions, cette affaire continue de retenir l’attention de l’opinion publique. Les médecins concernés, de leur côté, espèrent que justice sera rendue et que leurs revendications sociales recevront enfin une réponse des autorités compétentes.