Nicolas Kazadi, ministre sortant des Finances, et François Rubota, ministre du développement rural, se retrouvent de plus en plus vulnérables dans une affaire de détournement de fonds publics destinés à l’implantation de forages et de lampadaires dans certaines localités du pays. Une correspondance émise par le procureur général près la cour de cassation, Firmin Vonde, et adressée au directeur général de la migration, interdit formellement aux deux ministres de quitter la ville de Kinshasa en raison des poursuites judiciaires qui pèsent sur eux.
Cette correspondance, datée du samedi 27 avril 2024, stipule de manière explicite que Nicolas Kazadi et François Rubota doivent rester à Kinshasa jusqu’à ce que l’enquête judiciaire soit achevée. Les deux ministres sont accusés d’avoir détourné des fonds publics destinés à des projets d’infrastructures, ce qui a suscité l’indignation de la population.
Nicolas Kazadi serait même, débarqué d’un vol alors qu’il tentait de se rendre en Allemagne pour rejoindre le président de la République, Félix Tshisekedi ce même jour. Son passeport aurait été également confisqué.
Notez que suite à cette interdiction, Nicolas Kazadi n’a pas tardé à réagir aux accusations qui pèsent contre lui en saisissant le procureur général le même samedi. Dans une correspondance officielle, le ministre sortant des Finances a affirmé l’inexistence d’une quelconque surfacturation dans le cadre des projets d’implantation de forages et de lampadaires. Il a exprimé sa volonté de coopérer pleinement avec les autorités judiciaires pour faire la lumière sur cette affaire.
Aaron Kanku
