8 février 2026

Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale, a été interpellé par les forces de sécurité dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier à son domicile situé à Kinshasa.

Selon des sources concordantes, un important dispositif sécuritaire a été déployé autour de sa résidence avant son arrestation, intervenue peu après minuit. L’ancien président de la chambre basse du Parlement a ensuite été conduit vers une destination qui n’a pas été officiellement communiquée.

À ce stade, aucune déclaration officielle des autorités n’a été faite pour préciser les motifs de cette interpellation. Celle-ci survient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu, marqué par la dégradation persistante de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo et par plusieurs enquêtes judiciaires visant des figures proches de l’ancien président Joseph Kabila.

L’arrestation d’Aubin Minaku intervient quelques jours après celle de Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, renforçant le climat d’incertitude autour du principal parti de l’ancien régime. Elle s’inscrit également dans le sillage de la récente condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila par la justice militaire, décision liée à des accusations de soutien présumé à la rébellion AFC/M23.

Pour l’heure, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie n’a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle interpellation. Les observateurs politiques suivent de près l’évolution de la situation, qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre politique national.