11 mai 2026

À Kinshasa, l’émotion reste vive après la diffusion d’une vidéo montrant des scènes de violences extrêmes. Ce lundi 20 avril 2026, le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire dans une affaire impliquant l’artiste Rebo Tshulo . Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 18 au 19 avril dans le quartier Pigeon, situé dans la commune de Ngaliema.

Selon un communiqué officiel, une vidéo transmise par un lanceur d’alerte met en cause plusieurs individus, dont certains en uniforme, accusés d’avoir infligé de graves violences à un homme. Ces actes pourraient constituer des infractions graves, notamment des faits assimilables à la torture, des coups et blessures volontaires ainsi que des incitations à commettre des actes illégaux, des infractions prévues et sanctionnées par le Code pénal militaire.

Le ministère souligne que ces agissements constituent une violation manifeste des principes fondamentaux consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment le respect de la dignité humaine, l’intégrité physique et l’interdiction absolue de la torture. Ils contreviennent également aux engagements internationaux du pays, en particulier la Convention contre la torture et autres traitements inhumains ou dégradants.

Face à la gravité des faits, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a instruit l’Auditeur général des FARDC d’ouvrir une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités, d’identifier les auteurs présumés et de les traduire devant les juridictions compétentes. Les autorités ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’État de droit et de la lutte contre l’impunité.

Depuis le dimanche 19 avril, la vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre un homme violemment maltraité par des militaires présumés, suscitant une indignation généralisée. Selon des informations relayées en ligne, la victime serait un serveur ayant travaillé lors d’un événement organisé à la résidence de l’artiste dans la nuit du 16 au 17 avril, et accusé d’avoir volé une somme estimée à 50 dollars américains.

Un élément troublant alimente les débats : la présence visible de dans la séquence. Si sa présence sur les lieux semble avérée, son degré d’implication reste incertain et fait l’objet de controverses. Son entourage rejette toute implication directe et évoque plutôt un vol présumé d’objets d’une valeur supérieure à 8 000 dollars américains. L’opinion publique attend désormais que la justice fasse toute la lumière sur cette affaire qui relance les inquiétudes liées aux abus de pouvoir et à la justice privée.

Assiyah Tshamunyongue