8 février 2026



‎C’est le clap de fin pour le Championnat d’Afrique des nations (CHAN). La compétition ne sera plus organisée par la Confédération africaine de football (CAF). La confirmation a été faite ce samedi 17 janvier par le président de l’instance continentale, le Dr Patrice Motsepe.

‎Alors que les regards seront tournés ce dimanche 18 janvier vers la grande finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), opposant les Lions de la Teranga du Sénégal aux Lions de l’Atlas du Maroc au stade Prince Héritier Moulay Abdellah de Rabat, une information longtemps évoquée comme une rumeur a été officiellement entérinée : « le CHAN n’existera plus ».

‎Déjà, lors d’une conférence de presse tenue à Rabat le 20 décembre 2025, à la veille de l’ouverture de la CAN, le comité exécutif de la CAF, par la voix de son président, avait annoncé une série de réformes majeures, parmi lesquelles :

‎• le passage de l’organisation de la CAN d’un cycle biennal à un cycle quadriennal ;
‎• la création d’une Ligue africaine des nations ;
‎• et, plus surprenant, la suppression du Championnat d’Afrique des nations.

‎Créé pour offrir une vitrine aux joueurs évoluant exclusivement dans les championnats locaux, souvent éclipsés par ceux évoluant en Europe, le CHAN aura néanmoins rempli sa mission.

‎Il a servi de tremplin à plusieurs talents africains tels que Given Singuluma, Meschack Elia, Ayoub El Kaabi, Sofiane Rahimi ou encore Lamine Camara, aujourd’hui bien installés en sélections nationales A.

‎Dans un contexte où le football devient de plus en plus marchandisé et où la course aux financements s’intensifie, la CAF justifie cette décision par le coût financier jugé élevé de l’organisation du CHAN, estimé peu rentable à long terme.‎‎

Cependant, cette suppression suscite de nombreuses réactions négatives au sein de l’opinion sportive africaine et internationale.

Certains observateurs estiment que la CAF s’alignerait excessivement sur la vision et les orientations du président de la FIFA, Gianni Infantino.‎‎

Dans la même logique, l’instance continentale avait lancé l’African Football League (AFL), une compétition censée réunir les meilleurs clubs africains.

À ce jour, le bilan demeure mitigé : une seule édition organisée, sans réelle continuité.‎‎

Ainsi, l’avenir du football africain s’inscrit désormais dans une zone d’interrogations, où l’on s’interroge sur l’impact réel et les retombées positives de ces réformes ambitieuses.‎‎

Dan Bonganga