Le président de la République, Félix Tshisekedi, n’est pas y aller avec le dos de la cuiller sur l le débat autour de la Constitution du 18 février 2006. Il a éclairé l’opinion lors de sa sortie médiatique, ce mercredi 06 mai sur la chaîne nationale. Le successeur de Joseph Kabila se dit prêt à accepter un troisième mandat à la tête du pays.
“Si le peuple veut que je fasse un troisième mandat, j’accepterai“, a fait savoir Fatshi.
Le chef de l’État a rappelé un principe essentiel : aucune question d’intérêt national ne doit être confisquée ni interdite au débat.
“Partant du débat sur la Constitution, je souhaite rappeler un principe simple : aucune question d’intérêt national ne saurait être confisquée, caricaturée ou interdite de réflexion“, a t-il dit.
Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’aborder toute réflexion institutionnelle avec rigueur, transparence et dans le strict respect de l’État de droit, loin de toute précipitation ou manipulation politique.
Pas d'obsession politicienne
“Mais toute réflexion sur nos institutions doit être conduite avec sérieux, transparence et méthode, dans le respect scrupuleux de l’État de droit, sans précipitation, sans manipulation et sans obsession politicienne“, a poursuivi Félix-Antoine Tshisekedi.
En somme, il a lancé un appel clair : privilégier l’unité sur les enjeux fondamentaux, faire preuve de responsabilité dans les divergences et élever le niveau du débat public.
Selon l’article 220 de la Constitution du 18 février 2026, le mandat du président de la République est de cinq ans une fois renouvelable. En d’autres termes, dix ans est le temps maximal pour la magistrature suprême.
Vu de Tshisekedi fils, vainqueur des élections présidentielles de 2018 puis relu en 2023, plus question de postuler après 2028.
KGB Nesta
