11 mai 2026

En réaction aux propos tenus par le Président Félix-Antoine Tshisekedi ce vendredi 6 mai à la Cité de l’OUA, l’opposant Seth Kikuni est monté au créneau. Le leader du parti « Piste pour l’Émergence » dénonce ce qu’il qualifie de dérive autoritaire et brandit la menace d’une rupture totale.

Les réactions n’ont pas tardé à pleuvoir après la sortie médiatique du Chef de l’État. Parmi les premières voix à s’élever, celle de Seth Kikuni se distingue par sa virulence.
Interrogé sur l’éventualité d’un report des scrutins de 2028 en raison de l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Président Tshisekedi a laissé planer un doute que l’opposition juge inacceptable.

Sans détour, Seth Kikuni a pris position à travers une déclaration aux accents de mise en garde ultime :
« Si Félix Tshisekedi menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions (armées et non armées) n’auront plus qu’un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés. »

Cette affirmation souligne une escalade préoccupante des tensions politiques et illustre la détermination de l’opposition à faire barrage à toute tentative de « glissement » du calendrier électoral.

Habitué aux prises de position tranchées, Seth Kikuni met ici en exergue la profondeur de la crise actuelle. Alors que les piliers de la démocratie congolaise semblent vaciller sous le poids des enjeux sécuritaires, ses propos traduisent une volonté de fédérer les forces de l’opposition.

L’objectif apparaît clairement : constituer un bloc uni capable de faire face au régime en place.

Dans ce climat d’incertitude, la portée de telles déclarations reste à évaluer. Elles marquent néanmoins un tournant dans la rhétorique de l’opposition, laissant entrevoir que la voie du dialogue pourrait progressivement céder la place à une confrontation plus directe.

Il conviendra d’observer, dans les prochains jours, la réaction des autres acteurs politiques et de la société civile face à cette alerte, qui pourrait redessiner les rapports de force en RDC.

Par Assiyah Tshamunyongue