La République démocratique du Congo ambitionne d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football en 2029. Selon la radio française RFI, un budget prévisionnel de près d’un milliard de dollars est envisagé pour l’organisation de cette compétition, tandis que le plan global de construction et de réhabilitation des infrastructures sportives s’élèverait à environ 1,8 milliard USD.
Selon les informations obtenues par Cumulard.cd, c’est Mota-Engil, une entreprise portugaise de renom, qui est à la manœuvre pour donner vie à cette ambition nationale. Connue pour son expertise dans les grands travaux d’infrastructures, Mota-Engil a déjà fait ses preuves en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, où elle a participé à la rénovation du stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et à la reconstruction du stade de Bouaké dans le cadre de la CAN 2023.
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Un partenariat “gagnant-gagnant”
En RDC, Mota-Engil serait en voie de signer un contrat stratégique avec l’État congolais, incluant la réhabilitation de plusieurs stades existants et la construction de nouvelles enceintes sportives. L’entreprise devrait préfinancer le projet à hauteur d’un milliard de dollars, avec un calendrier de réalisation de 24 mois pour la majorité des infrastructures.
Parmi les stades ciblés pour la modernisation aux normes internationales de la FIFA figurent :
- Le Stade des Martyrs de Kinshasa,
- Le Stade Tata Raphaël,
- Le Stade Frédéric Kibasa Maliba de Lubumbashi,
- Le Stade Kashala Bonzola de Mbuji-Mayi.
Nouvelles infrastructures en perspective
En plus de ces rénovations, Mota-Engil prévoit la construction de nouveaux stades dans plusieurs villes :
- un stade périphérique de Kinshasa, probablement à Kasangulu,
- un autre à Kolwezi,
- un à Mbuji-Mayi,
- et un autre à Kisangani, où le lancement des travaux est annoncé dans les jours à venir.
Le projet ne se limite pas aux seuls stades. Dans des villes comme Mbuji-Mayi et Kisangani, il est également prévu la construction d’hôpitaux, d’hôtels et de routes, pour répondre aux exigences d’accueil d’un événement international de cette ampleur et pour laisser un héritage durable aux populations locales.
Un pari risqué mais prometteur
Certes, un tel projet représente un investissement colossal pour un pays confronté à de nombreux défis socio-économiques. Mais si la RDC réussit ce pari, cela pourrait transformer durablement le paysage sportif et urbain congolais. C’est ce genre de projets structurants que l’État devrait privilégier, plutôt que de dilapider les fonds publics dans des partenariats opaques avec des clubs européens, dénoncent plusieurs analystes.
Si cette CAN voit effectivement le jour sur le sol congolais, le ministre Didier Budimbu qui porte politiquement le projet pourrait bien entrer dans l’histoire. Car, depuis son indépendance, le Congo n’a jamais organisé une Coupe d’Afrique des Nations de Football. Ce serait une première historique, saluée par tout un peuple.
Jolga Luvundisakio
