Selon plusieurs sources, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, aurait procédé à un véritable « coup de balai » au sein de son cabinet, entraînant le départ de nombreux collaborateurs pour diverses raisons.
Certaines informations, notamment provenant d’anciens membres de son entourage, laissent entendre que ces départs pourraient viser à éviter que des témoins gênants ne révèlent des irrégularités financières présumées. « Elle craignait que nous apportions des preuves de malversations financières et de pratiques illégales consistant à collecter d’importantes sommes auprès des comités de gestion des établissements de l’ESU. Cela aurait pénalisé plusieurs chefs d’établissement, en particulier ceux qui semblaient résister à ces pratiques. Les derniers arrêtés ministériels en témoigneraient : les chefs d’établissement et certains conseillers jugés compromettants auraient été remplacés pour effacer toute trace en cas d’audit éventuel », a confié un ancien proche, sous couvert d’anonymat.
Toujours selon cet ancien collaborateur, l’intérêt principal de la Ministre serait davantage financier que stratégique pour le ministère : « Ce qui l’animerait, ce serait l’argent. Beaucoup s’interrogeraient sur le fait qu’elle n’aurait pas touché le comité de gestion de l’ISP/Gombe. La raison, ce serait que ce comité lui aurait cédé un terrain qui lui aurait permis d’acquérir un appartement à Gombe, après avoir transféré cette parcelle de l’État à un partenaire chinois. Elle aurait également tendance à revoir les contrats en cours dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), sous prétexte que la procédure n’aurait pas été respectée, pour en tirer profit. »
Cet ancien collaborateur conclut : « L’essentiel pour elle semble être de maximiser ses gains avant la fin de son mandat. Le Ministère, de ce fait, souffre d’un manque d’avancement et de stabilité ».
Jean-Bosco Mavuba Amundala
