18 janvier 2026

L’entrée en liesse vers l’oubli éternel !
L’histoire retiendra que sous le mandat du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la première discipline sportive à lui avoir offert une médaille et pas n’importe laquelle, une médaille d’or fut le basket-ball. Une consécration historique, couronnée d’une promesse forte : la construction de la Kinshasa Arena, un temple moderne dédié aux amoureux de la balle au panier.


Fatshi et le basket : un rendez-vous manqué ?

Même si l’attachement du Chef de l’État au football n’est plus un secret, il convient de rappeler que Félix Tshisekedi aime le sport dans son ensemble. En témoigne l’audience accordée à la Fédération de Basket-Ball du Congo (FEBACO) après le retour triomphal des « dompteurs de Bamako ».

Mais malgré cette volonté présidentielle, les gestionnaires du sport congolais en général et ceux du basket-ball en particulier peinent à transformer cette opportunité en véritable réussite.


La FEBACO, entre essais et erreurs à répétition ?

La FEBACO souffre d’un manque criant de planification et de programmation. Pourtant, la FIBA Afrique, en partenariat avec la NBA, organise chaque fin d’année les éliminatoires des différentes zones africaines : les “Road to BAL” (Basketball Africa League), suivies des phases Élite, Conférence, puis de la finale de la BAL.

En RDC, la fédération semble toujours subir ces rendez-vous au lieu de les anticiper.

À la veille des éliminatoires de la BAL, prévues du 19 au 21 octobre à Kinshasa, la situation est tout simplement chaotique. Rien ne va.


Pourquoi organiser une compétition sans en avoir les moyens ?

Peut-on parler de “Matalana”, comme le disent certains Kinois ?

La réussite d’une compétition passe par une planification rigoureuse, une évaluation sérieuse et une étude réaliste du terrain. Jusqu’ici, la FEBACO semble ignorer la place stratégique qu’occupe le basket-ball en RDC, et refuse de tirer des leçons des réussites d’autres fédérations, comme la FEVOCO (Fédération de Volleyball du Congo), dont la Coupe du Congo 20+1 fut un modèle d’organisation et de management.


Un sponsor… et puis plus rien ?

La FEBACO dispose bien d’un sponsor, mais lorsqu’on lui demande un plan d’accompagnement, la réponse reste désarmante :

“Nous allons vous afficher sur nos maillots.”

Une preuve flagrante du manque de stratégie managériale et de vision à long terme.


Quel est le rôle du ministère des Sports ?

Il est vrai que le football bénéficie de tous les privilèges en RDC, mais le Président Félix Tshisekedi a, à maintes reprises, exprimé son amour pour le sport en général.
Toutefois, encore faut-il un accompagnement efficace du ministère de tutelle.

La FEBACO a-t-elle saisi le ministère ? Et si oui, à temps ?

Aujourd’hui, le basket-ball se meurt lentement, non pas faute de talents ou de clubs motivés, mais à cause d’une gestion approximative et d’une absence de vision au sommet.
Les clubs se battent pour maintenir la flamme, mais leurs efforts restent invisibles et non valorisés.


Frais abusifs pour la “Road to BAL”

Pour les éliminatoires de la WBAL zone 4, la FEBACO exige 19 000 $ de frais de participation alors même que la compétition se déroule à Kinshasa !
Un montant exorbitant, supérieur à celui exigé lors de tournois organisés à l’étranger.

Pire encore, trois clubs congolais (New Gen chez les hommes, Makomeno et CNSS chez les dames) doivent s’acquitter de cette somme à une semaine du début de la compétition, sous peine de sanctions.
Où est la logique ?


Un sport pris en otage par l’inertie

Le basket congolais mérite mieux. Tant que la FEBACO continuera de fonctionner avec des pratiques dépassées, cette discipline restera condamnée à l’agonie.

Le basket-ball ne doit pas être réduit à une affaire de sélections nationales transformées en vaches à lait, où les surfacturations et les dépenses injustifiées saignent le Trésor public.


Un appel à l’action

Le gouvernement est interpellé.
Le ministre des Sports, Didier Budimbu, est appelé à agir rapidement pour sauver ce qui peut encore l’être.
Il est temps de rompre avec la gestion improvisée et d’insuffler une nouvelle dynamique, digne du potentiel et du talent que recèle la jeunesse congolaise.


Cumulard.cd