10 février 2026

Tel-Aviv / Kinshasa, juillet 2025 – Une enquête publiée par le média économique américain Bloomberg, fondée sur des documents confidentiels d’arbitrage, met fin à plus d’une décennie de spéculations autour de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler. Selon cette enquête, aucune preuve de corruption ou de versements de pots-de-vin à des fonctionnaires en République Démocratique du Congo (RDC) n’a été retenue contre lui.

Ce jugement fait suite à une procédure d’arbitrage civil menée en Israël durant 14 ans entre M. Gertler et deux anciens investisseurs, les frères Mendi et Moshe Gartner, qui en revendiquaient une part importante de ses revenus miniers en RDC. Le verdict, rendu en avril 2024, a donné raison à Dan Gertler, n’accordant que 5 % de la somme réclamée par les plaignants, soit environ 85 millions de dollars sur une demande initiale de 1,6 milliard.

Aucune preuve de paiements illégaux

L’arbitre, un ancien président du tribunal de district israélien, a examiné des dizaines de milliers de documents et témoignages avant de conclure :

L’enquête de Bloomberg confirme que le différend était strictement financier, et que rien ne prouve l’existence d’actes de corruption de la part de Dan Gertler, contrairement aux accusations relayées dans le passé.

Des actions à visée sociale, pas politiques

Parmi les éléments clés du dossier figure la collaboration passée entre Gertler et son partenaire congolais de l’époque, M. Katumba, décédé en 2012. Il a été juridiquement établi que Katumba n’occupait aucune fonction gouvernementale au moment des transactions.
Les paiements reçus servaient notamment à soutenir des projets sociaux au Congo : hôpitaux, écoles, matériel médical, aide aux enfants vulnérables.

Un engagement fort pour les travailleurs congolais

Les audiences ont également mis en lumière l’engagement personnel de Dan Gertler envers les travailleurs congolais, notamment sa fermeté sur le paiement régulier des salaires dans les mines, malgré les périodes de crise humanitaire et sanitaire.

Des pratiques conformes au contexte local

L’arbitrage a reconnu que les prêts accordés par Gertler à des institutions publiques, telles que la Banque centrale du Congo ou la société minière MIBA, s’inscrivaient dans des arrangements économiques locaux observés à l’époque, et ne constituaient pas des pratiques illégales.

Une décision juridique majeure

Cette décision arbitrale constitue la première reconnaissance officielle et indépendante de l’intégrité des opérations de Dan Gertler en RDC. Elle marque un tournant dans un dossier qui a longtemps alimenté la polémique à l’international.

Bien que M. Gertler ait engagé une procédure en annulation partielle de l’arbitrage, estimant ne devoir aucun montant, cette décision réhabilite son image sur la scène internationale et pourrait rouvrir la voie à de futures collaborations avec des partenaires étrangers.

Dan Gertler n’a pas souhaité commenter publiquement cette décision, mais ses proches parlent d’un soulagement majeur après des années d’accusations non fondées.