À la suite d’un communiqué officiel des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dénonçant un massacre survenu dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, l’horreur a de nouveau frappé Komanda, dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.
Plus de 40 civils ont été tués lors d’une veillée de prière dans une église locale, dans une attaque attribuée aux rebelles ADF (Forces démocratiques alliées).
Des images insoutenables circulent : des cadavres attachés sur des motos, transportés à travers les pistes poussiéreuses, comme de simples marchandises. Une scène glaçante qui illustre non seulement l’absence criante de l’État, mais aussi l’indignité dans laquelle les victimes sont inhumées.
Vingt-quatre civils, parmi les 38 officiellement recensés, ont été enterrés collectivement dans un caveau du quartier Umoja, dans la commune rurale de Komanda, chefferie des Basili, territoire d’Irumu, en Ituri.
Au moins cinq dépouilles ont été rapatriées vers Oicha, dans le territoire voisin de Beni (Nord-Kivu), pour y recevoir une sépulture familiale.
Dans cette localité meurtrie, l’ampleur de la tragédie dépasse l’imaginable : aucun véhicule médical n’est disponible pour transporter les corps. Faute d’ambulances ou de corbillards, les familles endeuillées improvisent des cortèges funèbres à moto, ajoutant à la douleur une humiliation silencieuse.
Assiyah Tshamunyongue
