À quelques jours de la rentrée scolaire, une grogne sociale monte dans le territoire d’Idiofa (province éducationnelle Kwilu 3). Les enseignants, regroupés au sein de l’intersyndicale, conditionnent la reprise des cours au paiement de trois mois d’arriérés de salaire par la banque Afriland.
Réunis le mercredi 27 août, ils ont adopté une position sans équivoque : pas de rentrée sans régularisation. Dans un mémorandum adressé à l’administrateur du territoire, ils dénoncent des pratiques bancaires jugées abusives, telles que :
- Le paiement par chèques difficilement encaissables,
2. Le refus de reprise des billets déchirés, pourtant rejetés sur le marché.
Alphonse Bambata, rapporteur de l’intersyndicale, appelle à une intervention urgente des autorités locales :
« Nous demandons une solution rapide. Les enseignants ne peuvent plus continuer à travailler sans être rémunérés », a-t-il martelé.
De son côté, la banque Afriland n’a toujours pas réagi aux accusations portées contre elle, malgré plusieurs sollicitations.
Si aucun compromis n’est trouvé dans les jours à venir, des milliers d’élèves risquent de rester à la maison, compromettant leur année scolaire dès son entame.
