12 mai 2026

La République démocratique du Congo ( RDC) célèbre le 30 avril de chaque année la Journée nationale de l’enseignement, une date censée honorer les enseignants pour leur rôle central dans la formation des générations futures. Pourtant, sur le terrain, le cœur n’est pas à la célébration.

Dans plusieurs provinces du pays, les enseignants continuent d’exercer leur métier dans des conditions particulièrement précaires. Faibles rémunérations, retards de paiement et manque criant de moyens matériels constituent le quotidien de ces professionnels.

Selon les données disponibles, le salaire mensuel moyen d’un enseignant du primaire oscille entre 100 et 145 dollars américains, un montant largement insuffisant pour subvenir aux besoins essentiels.

À ces difficultés financières s’ajoutent des conditions de travail souvent dégradées : classes surchargées, pénurie de bancs, absence de manuels scolaires et, dans certains cas, infrastructures scolaires inadéquates.

Ces obstacles affectent non seulement le bien-être des enseignants, mais aussi la qualité de l’apprentissage dispensé aux élèves.

Vivement la revalorisation salariale et l’amélioration des conditions de travail

Malgré ce contexte difficile, les enseignants continuent d’assurer leur mission, portés par un sens du devoir et un engagement remarquable. Mais cette résilience soulève une question fondamentale : quelle place réelle est accordée à l’éducation dans le pays ?

En cette Journée nationale de l’enseignement, au-delà des discours officiels, les enseignants attendent des mesures concrètes. Revalorisation salariale, amélioration des conditions de travail et investissements dans le système éducatif figurent parmi les priorités évoquées.

Faute de telles actions, cette journée risque de rester symbolique, loin de refléter les réalités vécues par ceux qui, chaque jour, façonnent l’avenir de la nation.

Aaron Kanku