L’AS Maniema Union a atteint, pour la première fois de son histoire, le stade des quarts de finale d’une compétition africaine ce dimanche 15 février. Une performance historique rendue possible notamment grâce au travail de son entraîneur, Papy Kimoto Okitankoyi, qui a permis au club de franchir un cap important.
Longtemps resté dans l’ombre de l’AS V. Club, Maniema Union jouait souvent les seconds rôles. À cette époque, le tuteur du club, Gabriel Amisi, apportait également un soutien important aux Moscovites de Kinshasa.
En 2020, après son départ de la coordination de V. Club, Tango Fort concentre son énergie sur les Kambelembeles de Kindu, qui comptaient déjà deux Coupes du Congo à leur palmarès.
L’arrivée de Kimoto et le changement de dimension
Après sa signature en 2022, le technicien congolais frappe un grand coup en mettant fin à la longue hégémonie du championnat, dominé depuis 2014 par le TP Mazembe et V. Club.
En championnat, Maniema Union se métamorphose : l’équipe devient difficile à manœuvrer et s’impose progressivement parmi les grandes formations du pays.
La conquête de l’Afrique et l’apprentissage continental
Avant l’arrivée de Kimoto, Maniema restait sur plusieurs échecs sur le continent, souvent éliminé dès les premiers tours des interclubs de la CAF. Mais lors de la saison 2024-2025, le club intègre pour la première fois la phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF.
Le parcours s’avère riche en enseignements. Les Unionistes tombent dans un groupe relevé avec Mamelodi Sundowns, l’AS FAR et le Raja Casablanca. Ils terminent avec trois points (trois matches nuls), mais livrent des prestations jugées honorables.
Une saison plus tard, Maniema Union retrouve l’Afrique via la Coupe de la Confédération de la CAF. Après des débuts hésitants, les Unionistes éliminent successivement Pamplemousse FC et Royal Léopard pour atteindre la phase de groupes.
Dans un groupe très homogène, Maniema Union décroche une qualification historique pour les quarts de finale avec 12 points, derrière le Wydad Casablanca, que les Congolais avaient pourtant battu.
Un coach habitué aux défis
Comme durant sa carrière de joueur, Kimoto a toujours relevé les défis dans des environnements exigeants, notamment lors de ses passages au DC Motema Pembe, au FC Saint-Éloi Lupopo et au FC Renaissance du Congo. Il a également dirigé la mission de qualification de la RD Congo féminine à la CAN.
Malgré les contraintes logistiques qui obligent le club à évoluer loin de son fief de Kindu lors des interclubs de la CAF, la détermination du technicien congolais reste intacte. Lors de la saison 2024-2025, contraint de disputer les play-offs à Kinshasa et à Lubumbashi, Maniema Union parvient tout de même à décrocher son billet continental.
Une place désormais dans l’histoire
S’il n’a pas toujours fait l’unanimité, Papy Kimoto a su répondre aux critiques par des résultats concrets sur le terrain. Il n’est plus seulement ce latéral ayant participé à la campagne de la RDC lors de la CAN 1998, conclue par une troisième place.
Il restera à jamais comme le premier entraîneur à avoir écrit, en lettres précieuses, l’histoire internationale de l’AS Maniema Union.
Dan Bonganga
