14 juin 2026


‎Les réactions continuent d’affluer après la qualification des Léopards à la Coupe du monde 2026. Pour le consultant de Canal+, Nabil Djellit, la République démocratique du Congo ( RDC) doit capitaliser sur cet exploit pour corriger une anomalie vieille de cinquante-deux ans. Une analyse développée lors de l’émission « Les Grandes Bouches », diffusée ce jeudi 02 avril et émission animée constamment par Charles Mbuya.

‎Pour le journaliste algérien, cette qualification doit marquer le début d’un véritable projet structurant, afin d’éviter une si longue attente à l’avenir.

‎Dans une tribune consacrée aux Fauves congolais, il s’est exprimé en ces termes :
‎« Félicitations à la RDC, un pays que je dois mettre en lumière, 52 ans après une attente interminable pour l’un des plus grands pays d’Afrique, avec une démographie énorme. »

‎Visionnaire, il met toutefois en garde :

‎« C’est une anomalie pour ce géant endormi. Ce n’est pas un accomplissement ni un sommet du Kilimandjaro atteint. C’est même un piège, avec le risque de faire le yoyo… Il faut désormais surfer sur cette dynamique pour réorganiser le championnat, car la RDC a connu des clubs performants, à l’instar du TP Mazembe et de l’AS Vita Club. »

‎Connu pour ses prises de position tranchantes, Nabil Djellit estime qu’il est temps pour la RDC de miser sur la formation locale :

‎« J’estime que c’est le moment de créer des centres de formation, comme en Côte d’Ivoire, pour faire émerger des talents locaux »,

‎ avant d’ajouter que cela permettra « d’éviter d’attendre longtemps une qualification à la Coupe du monde et de ne pas dépendre d’une opération commando des binationaux ».

‎Enfin, il a conclu avec une pique adressée à Cristiano Ronaldo, capitaine de la sélection portugaise, que la RDC retrouvera dans le groupe K en juin prochain :

‎« 52 ans après, la RDC retrouve la Coupe du monde… dites à Cristiano Ronaldo de se préparer. »

‎Reste à savoir si Nabil Djellit a vu juste, ou si cette qualification historique marquera simplement un relâchement après un parcours aussi long qu’exigeant.

‎Dan Bonganga