Un militaire a ouvert le feu, le mardi 31 mars sur des jeunes « Bâtisseurs » en formation au Centre d’encadrement et d’instruction Félix-Antoine Antoine Tshisekedi Tshilombo de Kaniama Kasese, faisant six blessés dont deux grièvement, a annoncé le Service national dans un communiqué officiel daté du 02 avril.
D’après les éléments établis, cet incident est survenu dans un contexte de tension consécutif à la propagation d’une fausse rumeur attribuée à une prétendue prime qu’on leur devait et à la prorogation de la durée de formation de ces jeunes.
Ils se sont mis à s’attaquer aux biens du Centre, casser les vitres et brûler des matelas et s’en sont même pris physiquement au Commandant du Centre qui essayait de les calmer.
Un militaire a malheureusement fait usage de son arme à feu, causant six blessés parmi les Bâtisseurs dont deux grièvement.
Le Commandant du Service National, le Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a réagi avec diligence et fermeté.
L’auteur présumé a été immédiatement interpellé et mis à la disposition de l’Auditorat Militaire de Garnison de Kamina qui a, d’ailleurs, à la demande du Commandant du Service National, ouvert une enquête afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce drame.
Les blessés ont été pris en charge et conduite en urgence vers la clinique du Service National où ils bénéficient des soins appropriés.
Le Service national condamne cet acte inacceptable, qui constitue une violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine…

Par ailleurs, des mesures correctives immédiates ont été engagées, notamment le renforcement strict de l’encadrement, des mécanismes de supervision et du dispositif de gestion des situations de tension au sein du centre.
Enfin, le Service national tient à rassurer l’opinion nationale que cet acte isolé, bien que grave, ne saurait remettre en cause les objectifs, les valeurs et la mission républicaine .
Assiyah tshamunyongue
