La députée nationale et questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema Paininye, a fermement dénoncé l’initiative attribuée à l’ancien président Joseph Kabila, qui a pris la tête d’un mouvement politico-militaire baptisé Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Selon elle, un ancien chef de l’État devrait œuvrer en faveur de la paix et de l’unité nationale, plutôt que de soutenir une démarche susceptible de replonger le pays dans la violence.
Lors d’un point de presse tenu jeudi 15 octobre au restaurant 19, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, l’élue du territoire d’Ango, dans la province du Bas-Uele, a mis en garde contre les conséquences d’un recours aux armes pour accéder au pouvoir.
« Je condamne avec la plus grande fermeté cette démarche qui constitue une menace pour la paix, la stabilité et l’intégrité territoriale de notre pays. Le recours aux armes ne saurait être une voie légitime de conquête du pouvoir politique », a-t-elle déclaré.
Pour Grâce Neema Paininye, l’expérience acquise par Joseph Kabila à la tête du pays devrait plutôt l’amener à défendre la souveraineté nationale, la cohésion du peuple congolais et la stabilité des institutions. Elle a également rappelé qu’aucun objectif politique ne pouvait justifier de nouvelles pertes en vies humaines, des déplacements de populations ou la destruction de communautés.
La parlementaire a notamment évoqué le souvenir des conflits armés qui ont marqué l’espace de la Grande Orientale, en particulier Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Elle a insisté sur la nécessité d’éviter que cette région ne soit à nouveau confrontée aux conséquences dévastatrices d’une guerre.
« La Grande Orientale ne doit plus revivre les tragédies du passé. Kisangani ne doit plus jamais être le théâtre d’une nouvelle guerre », a-t-elle martelé.
Dans ce contexte, elle a appelé la communauté internationale, notamment les États-Unis, l’Union africaine et les Nations unies, à intensifier leurs efforts diplomatiques afin d’obtenir des avancées concrètes en faveur de la paix, de la sécurité des populations et du respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Pour conclure, Grâce Neema Paininye a réaffirmé son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans ses efforts visant à préserver l’intégrité territoriale du pays, à rétablir la paix et à protéger les institutions républicaines.
Elle a également exhorté les Congolais à dépasser leurs divergences politiques afin de faire bloc derrière le chef de l’État et de soutenir les Forces armées de la RDC (FARDC), la Police nationale ainsi que les autres services de sécurité mobilisés pour défendre le territoire et protéger les populations.
Jolga Luvundisakio
