8 février 2026

‎Comme de véritables guerriers, les Lions de la Teranga ont été sacrés champions d’Afrique sur la terre marocaine, au bout de la nuit, à l’issue d’une finale haletante et controversée.

‎Tout était réuni au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat pour cette grande finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations.

‎Les deux meilleures nations africaines au classement FIFA s’affrontaient devant un parterre de personnalités et de stars du football mondial.

‎Dès le coup d’envoi, le Maroc impose sa domination dans le jeu, tandis que le Sénégal se montre dangereux en contre-attaque. Illiman Ndiaye frôle l’ouverture du score, mais les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).

‎Au retour des vestiaires, la pression de l’enjeu se fait ressentir. Les débats deviennent plus fermés et les deux formations se neutralisent jusqu’aux arrêts de jeu.

‎À la 93ᵉ minute, le Sénégal croit tenir le but de la victoire lorsque Ismaila Sarr marque de la tête. Mais l’arbitre annule la réalisation pour une faute préalable d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi.

‎Trois minutes plus tard, sur un corner marocain, Malick Diouf accroche Brahim Diaz dans la surface.

‎La VAR est sollicitée et, après consultation, l’arbitre congolais accorde un penalty au Maroc.
‎La décision provoque la colère du camp sénégalais.

‎Le sélectionneur Pape Thiaw appelle même ses joueurs à quitter la pelouse, une position que Sadio Mané refuse de suivre, exhortant ses coéquipiers à poursuivre la rencontre.

‎Après le retour au calme, Brahim Diaz s’élance avec l’occasion d’offrir une deuxième étoile au Maroc, cinquante ans après la première. Mais le numéro 10 marocain tente une panenka mal inspirée, captée sans difficulté par Édouard Mendy. Les deux équipes se dirigent alors vers la prolongation.

‎Dès la 94ᵉ minute, les cadres sénégalais prennent le match en main. Sur une action de contre-attaque, Idrissa Gana Gueye sert Pape Gueye, dont la frappe limpide trompe Yassine Bounou (1-0).

‎Réduits à dix après la blessure de Hamza Igamane, les Lions de l’Atlas terminent la rencontre en grande difficulté. Le score ne changera plus.

‎Le Sénégal s’impose finalement et décroche son deuxième titre continental, consacrant une génération dorée emmenée par Sadio Mané, désormais entrée dans l’histoire du football africain.

‎Dan Bonganga