Dans un communiqué publié le 19 janvier 2026, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales annonce le départ du territoire national de l’opposant politique Seth Kikuni, évoquant des menaces de mort répétées à son encontre.
Selon ce communiqué, Seth Kikuni avait été arrêté en septembre 2024 par l’Agence nationale de renseignements (ANR), avant d’être détenu au secret pendant vingt-huit jours. Il avait ensuite été présenté au parquet dans le cadre d’un procès qualifié de « politique » par la plateforme, à l’issue duquel il aurait été condamné à douze mois de prison ferme.

Le document affirme également que l’opposant avait de nouveau été interpellé le 17 octobre à l’aéroport international de Ndjili, à son retour d’une réunion politique à Nairobi. Malgré plusieurs démarches entreprises par ses proches, son passeport serait resté confisqué par la Direction générale de migration (DGM), le plaçant, selon le Cadre de concertation, dans une situation de « restriction arbitraire de mouvement ».
Le communiqué indique que « Seth Kikuni, grâce à une opération discrète, coordonnée et courageuse, a quitté le territoire national et se trouve actuellement en lieu sûr, où son intégrité physique et morale est pleinement préservée ».
La plateforme politique et sociale dit également « exprimer sa profonde reconnaissance à toutes les personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations qui se sont impliquées dans cette opération délicate de sauvetage, menée dans un contexte de fortes menaces et de graves violations des libertés fondamentales ».
Toujours selon la même source, Seth Kikuni devrait s’exprimer dans les prochains jours afin de « clarifier les circonstances de son départ » et s’adresser à l’opinion nationale et internationale.
Assiyah Tshamunyongue
