27 juillet 2026

Le différend entre la Fédération congolaise de basketball (FEBACO) et le club kinois NEW GEN semble loin d’être résolu. Après plusieurs mois de tensions, le club affirme avoir multiplié les gestes d’apaisement pour renouer le dialogue avec l’instance dirigeante. Selon ses responsables, une première tranche de 1 000 dollars a été versée sur le montant réclamé par la fédération, accompagnée d’un courrier officiel exprimant la volonté de trouver une issue au conflit. Mais, à ce jour, NEW GEN déplore n’avoir reçu aucune réponse.

Cette absence de réaction intervient alors que le club reste privé des compétitions de la Liprobakin et de l’Eubakin Ouest, une situation que ses dirigeants jugent préjudiciable au développement de leurs jeunes basketteurs. Ils estiment que leur mise à l’écart compromet le travail de formation entrepris depuis plusieurs années avec leurs propres moyens, sans bénéficier de subventions publiques ou fédérales.

Le paradoxe, selon NEW GEN, réside dans le fait que plusieurs de ses pensionnaires continuent d’être sollicités pour les différentes sélections nationales. Les noms de Garmine Kande, Yannick Nzonsa et du jeune Exaucé, tous issus du centre de formation du club, reviennent régulièrement parmi les joueurs présélectionnés. Pour les dirigeants, cette situation démontre que le travail de formation est reconnu, tout en dénonçant l’absence de considération envers la structure qui l’a rendu possible.

« Comment peut-on demander aux clubs de former les futurs Léopards tout en les empêchant de participer aux compétitions ? », s’interrogent les responsables de NEW GEN. Ils rappellent que la formation des jeunes nécessite des investissements humains et financiers importants et qu’affaiblir les clubs formateurs revient à fragiliser l’ensemble de la filière du basketball congolais.

Face à cette situation, NEW GEN appelle la FEBACO à reprendre le dialogue et à privilégier une approche basée sur la concertation plutôt que sur le silence. Le club affirme ne réclamer aucun traitement de faveur, mais souhaite simplement que ses démarches trouvent un écho auprès de l’instance dirigeante afin de permettre une résolution du dossier.

Au-delà du cas de NEW GEN, cette affaire relance le débat sur la place des clubs formateurs dans le développement du basketball en République démocratique du Congo. Pour plusieurs observateurs, la qualité des futures sélections nationales dépend en grande partie du soutien accordé aux structures qui détectent, encadrent et forment les jeunes talents. En l’absence d’un dialogue constructif entre les différentes parties, c’est l’avenir même de la relève du basketball congolais qui pourrait être affecté.

Jolga Luvundisakio