18 septembre 2026

Quelques heures avant la rentrée parlementaire solennelle, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a déposé, ce mardi 15 septembre, à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 ainsi que le projet de loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2025.

La cheffe du Gouvernement a remis ces deux textes au président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs membres du Gouvernement ainsi que les membres du Bureau de la Chambre basse du Parlement.

Conformément aux dispositions constitutionnelles, le Gouvernement entend ainsi soumettre dans les délais les principaux textes budgétaires à l’examen des députés nationaux.

Un budget axé sur l’action et la souveraineté

Pour l’exercice 2027, le Gouvernement présente un budget évalué à 56 929 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains. Judith Suminwa le présente comme un « budget d’action et de souveraineté », destiné à traduire en actions concrètes les engagements du président de la République contenus dans le programme d’action du Gouvernement.

Parmi les priorités annoncées figurent notamment la sécurité et la défense, avec un accent particulier sur la recherche de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Nous avons travaillé sur un budget qui regarde les questions de sécurité et de défense parce que nous devons vraiment travailler sur le retour de la paix dans notre pays et particulièrement à l’Est du pays », a déclaré la Première ministre lors du dépôt des textes.

Le Gouvernement affirme également vouloir consacrer davantage de moyens à l’amélioration du pouvoir d’achat de la population, notamment à travers les investissements dans le secteur agricole et l’amélioration de la production locale.

Agriculture, infrastructures et rémunération des fonctionnaires

La question de la rémunération des agents publics figure également parmi les priorités évoquées par la cheffe du Gouvernement. Le projet de budget entend prendre en compte les engagements pris en matière d’amélioration de la rémunération des fonctionnaires.

Les infrastructures occupent également une place importante dans les prévisions budgétaires. Routes, aéroports et universités sont cités parmi les secteurs devant bénéficier d’investissements dans le cadre de la mise en œuvre des six piliers du programme d’action du Gouvernement.

Judith Suminwa insiste par ailleurs sur la nécessité de renforcer les investissements dans l’agriculture afin de soutenir la production nationale et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population.

Des crédits prévus pour les élections et l’identification

Le projet de budget prend également en compte des crédits destinés aux élections et à l’identification de la population, ainsi que le financement lié au dialogue national convoqué par le président de la République.

« Tous ces éléments-là ont été considérés dans ce budget », a souligné Judith Suminwa.

Aimé Boji salue le respect des délais constitutionnels

À la réception des textes, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, entouré des membres du Bureau, a salué le respect des délais constitutionnels par le Gouvernement.

Il a assuré l’Exécutif de la disponibilité de la Chambre basse à examiner ces projets avec célérité et responsabilité, tout en respectant les prérogatives constitutionnelles du Parlement.

Le projet de loi de finances 2027 et le projet de loi portant reddition des comptes 2025 doivent désormais suivre la procédure parlementaire, avec leur examen par les députés nationaux avant les différentes étapes prévues par la législation.

Par ce dépôt, le Gouvernement ouvre ainsi le processus parlementaire d’examen du budget 2027, présenté comme l’un des instruments majeurs de mise en œuvre de son programme d’action.