18 septembre 2026

Le dossier relatif à l’importation en franchise de 100.000 m³ de produits pétroliers, soit environ 100 millions de litres de carburant, prend une nouvelle tournure. Selon les éléments publiés par AfricaNews dans son édition des 16 et 17 septembre 2026, huit correspondances administratives retracent les différentes étapes de cette affaire et mettent notamment en lumière le rôle de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC), dirigée par Freddy Yodi Shembo.

À l’origine, l’affaire aurait porté sur une vérification fiscale du programme fiscal sino-congolais avant de se transformer en enquête autour de l’importation de produits pétroliers en franchise. Les documents cités font apparaître la Société d’Infrastructures Sino-Congolaises (SISC SA) et la société Ultimate Oil & Gaz, présentée dans certaines correspondances comme sous-traitante. La chaîne administrative ayant conduit à cette opération constitue désormais l’un des principaux points à éclaircir.

Plusieurs courriers échangés entre avril 2025 et septembre 2026 témoignent de demandes successives d’informations et de pièces justificatives. Une correspondance de l’APCSC datée du 9 avril 2025 aurait notamment sollicité des exonérations concernant la prise en charge de la fiscalité indirecte liée aux produits pétroliers d’Ultimate Oil & Gaz. Parmi les documents demandés figuraient notamment un contrat de sous-traitance, une facture pro forma et un contrat d’achat.

Le dossier a ensuite retenu l’attention de l’Inspection générale des finances (IGF). D’après AfricaNews, l’IGF a adressé plusieurs correspondances aux services concernés afin d’obtenir la documentation relative à cette opération. L’Inspection aurait notamment demandé à l’APCSC de produire les éléments permettant de vérifier la chaîne d’importation et le fondement administratif de la demande d’exonération.

La question du lien entre Ultimate Oil & Gaz et la SISC apparaît également centrale. Selon les éléments rapportés par le journal, la SISC aurait contesté certains éléments présentés dans le dossier, notamment concernant son implication et les quantités de produits pétroliers évoquées. Ces divergences nécessitent désormais d’être confrontées aux contrats, factures et autres pièces originales.

Les correspondances de l’IGF auraient par ailleurs été transmises à plusieurs autorités, dont le ministère des Finances et l’APCSC. L’Inspection aurait demandé que soient produits les contrats de sous-traitance et d’achat ainsi que les pièces que la SISC aurait communiquées dans le cadre de sa demande d’exonération. L’objectif affiché à travers ces demandes est de permettre une vérification documentaire complète de l’opération.

À ce stade, les documents évoqués dans l’article de presse font état d’interrogations administratives et documentaires, mais ne permettent pas, à eux seuls, d’établir une quelconque responsabilité pénale ou financière individuelle. Le rôle exact de chaque partie, les conditions dans lesquelles l’exonération aurait été sollicitée et la réalité des contrats invoqués restent à établir à partir des pièces officielles. Le dossier demeure donc sous le regard des services de contrôle, avec une question essentielle : où sont les documents permettant de retracer, de manière complète et transparente, l’opération portant sur ces 100 millions de litres de carburant ?

La rédaction