7 décembre 2025

Une vive tension a éclaté ce mardi 11 novembre à Ubundu, dans la province de la Tshopo, après qu’une manifestation populaire a dégénéré, faisant deux morts et plusieurs blessés. Selon des témoins, les violences ont été déclenchées à la suite d’accusations de disparitions mystérieuses d’organes génitaux, un phénomène qui suscite la peur et la colère au sein de la population locale.

D’après les premières informations recueillies sur place, un jeune homme accusé d’avoir volé de manière “miraculeuse” les organes génitaux de ses amis a été lynché par la foule avant d’être brûlé vif. La tension est montée d’un cran lorsque la police, intervenue pour disperser les manifestants, a tiré à balles réelles, provoquant la mort d’un autre jeune sur le coup.

Interrogé par Top Congo FM, le député national Étienne Massanga s’est dit profondément préoccupé par la multiplication de ces incidents dans la région.

« Nous constatons qu’il y a un phénomène de disparition des sexes. Curieusement, un garçon, après avoir salué ses amis, les a vus perdre leurs organes quelques minutes plus tard », a-t-il déclaré, appelant à une intervention urgente des autorités compétentes.

Selon le récit de l’élu, le suspect aurait cherché refuge au poste de police, mais la foule en colère l’aurait finalement extirpé de sa cellule avant de le tuer et de brûler son corps.
Les habitants, sous le choc, ont veillé toute la nuit près des corps des victimes, refusant de quitter les lieux tant que justice n’était pas rendue.

La situation demeure tendue à Ubundu, où les autorités locales peinent à rétablir le calme. Des appels au sang-froid et à une enquête approfondie ont été lancés pour faire la lumière sur ces événements tragiques et mettre fin aux rumeurs de “vols d’organes” qui alimentent la psychose dans plusieurs territoires du pays.

La rédaction