17 décembre 2025

Claire de teint, de taille moyenne avec une rondeur progressive susceptible d’emporter toute attention d’où qu’elle vienne, d’un binôme d’yeux cousins lointains de ceux des femmes du pays du soleil levant, d’un sourire légendaire distribuant de la bonne humeur gratuite à qui le voudrait, Sylvie Meya Mwabi, puisqu’il s’agit d’elle, est une journaliste sportive congolaise qui n’a plus le droit de passer inaperçue. A moins d’être le seul à ne pas savoir ce qui se passe à Jérusalem, la voix de la “Madre”, comme tout le monde a pris l’habitude de l’appeler affectueusement, est celle qui résonne sur les ondes de la radio des sportifs au top lorsqu’il faut commenter de grands événements sportifs, notamment les grandes affiches de football à travers les différents stades de la République Démocratique du Congo.

Intelligente et pétrie d’une assiduité héritée de la grande famille Pungi dont elle est l’émanation, cette jolie et coquette dame n’est pas tombée dans le monde du sport comme un cheveu dans la soupe.

Née dans un environnement en proie aux sports, Sylvie Meya est fille d’un entraîneur de football. Les notions rudimentaires du sport en général et surtout du football en particulier, elle les a apprises at home avant de les développer dans son métier de journaliste.

Issue d’une famille d’intellectuels de haute facture dont le Professeur Lino Mpungi reste la figure de proue, l’actuelle présidente de la commission de presse de la Linafoot est un pur produit des écoles des nonnes catholiques. Elle a fréquenté le célèbre Lycée Sainte Germaine de Ndjili où elle fit ses humanités en option commerciales et administratives avec, à la clé, un diplôme d’Etat. Pendant cinq ans, elle va embrasser le marathon du chemin de la prestigieuse Université Catholique du Congo (UCC), d’où elle sortira licenciée en communications sociales ; option: journalisme, information et communication.


Soucieuse d’être sur les pas de ses aînées dans le métier comme son modèle, Marcelline Mwakumanya Maze, célèbre journaliste sportive sur la chaîne de télévision Antenne A, d’ailleurs qu’elle appelle affectueusement “Neymar”, Sylvie va débuter sa carrière à la Radio Télévision Nationale Congolaise(RTNC). Bénie divinement par une voix radiophonique, c’est à la radio Top Congo FM qu’elle va exploser et mettre en exergue ses compétences auréolées d’une formation académique qui ne court pas les rues de Kinshasa.

Son savoir-faire ainsi que sa subtilité cognitive l’ont catapultée au firmament du métier qu’elle sait exercer le mieux au monde. Aujourd’hui, elle est dans le cercle fermé des journalistes congolaises (dames) qui se sont démarquées et font la fierté du genre. Comme il est agréable d’entendre sa belle voix caresser les tympans d’inombrables auditeurs et sportifs accrochés à leurs postes récepteurs pour écouter la tranche sportive matinale de Top Congo FM ou la livraison vespérale des informations sportives.

C’est dans la retransmission directe des matchs qu’elle se déchaîne le plus. Avec un ton grave, une modulation de voix impressionnante et bourrée des termes techniques que seuls les protagonistes du jargon maîtrisent, Sylvie Meya fait vivre un match de football à ses auditeurs comme s’ils étaient au stade.

Au-delà de sa vie professionnelle, la “Madre” vit dans une société avec ses semblables. A en croire plusieurs témoignages, cette charmante et souriante dame est très sociale. Dotée d’un coeur de chair, elle n’a jamais supporté de voir son prochain souffrir. Femme de relations, d’où sa proximité avec la quasi-totalité des joueurs de football de la RDC, aussi bien ceux évoluant au pays qu’à l’étranger. Tous, elle les appelle “Bana na ngai”(mes enfants). D’où le célèbre pseudonyme “MADRE” (Mère).

Rigoureuse, cette licenciée en communications sociales n’est pas du genre à se laisser piétiner surtout lorsqu’elle est dans la légalité. Ce qui lui a parfois créé quelques ennuis avec certaines gens qui ne peuvent la juger que sur base de sa féminité. Or, Meya est au-delà de son genre. Voilà qui a poussé les autorités de la Linafoot, dont l’incontournable président, Maître Bosco-Michel Mwehu Kofela, à la reconduire en tant que présidente de la commission de presse de la Linafoot. Comme qui dirait: “on ne change pas l’équipe qui gagne”.

Comme tout être humain, Sylvie Meya se donne aussi le temps de profiter de la vie étant donné qu’elle est courte. Elle a un loisir favori, c’est chanter au karaoké. Quand elle le fait, elle est tout à fait au nirvana. La couleur bleue est celle qu’elle préfère. Cela s’explique même dans sa tenue vestimentaire habituelle.
La violence sous toutes ses formes, voilà ce que cette brillante journaliste déteste le plus dans sa vie. Et elle la combattra jusqu’à son dernier souffle, a-t-elle juré.

Son rêve, la Madre croit l’avoir déjà réalisé, selon elle. Ce fut d’être commentatrice de grands événements sportifs. Pour l’instant, elle le fait et peut, comme Siméon dans la Bible, réciter son Nunc Dimitis en ces termes :” Maintenant oh Maître Souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole, car ses yeux ont vu le salut que tu avais promis à ton peuple…”.
Puisqu’il est agréable de s’aimer vivant, voilà de la vie, du background et du cursus de Sylvie Meya Mwabi tout l’abrégé.

Guylain BOBA