La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) traverse une situation critique liée au vieillissement de son personnel. Sur un effectif global de 5.781 agents, près de 3.695, soit près de deux tiers, sont aujourd’hui en âge de partir à la retraite.
Face à ce défi social et organisationnel, le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a présenté au Conseil des ministres du vendredi 26 septembre une proposition visant la création d’un Fonds social dédié à la SNCC. Selon le compte-rendu de la réunion gouvernementale, ce dispositif devrait constituer « un mécanisme institutionnel durable, efficace et performant », capable non seulement d’assurer une meilleure prise en charge des agents, mais aussi de soutenir la réforme de l’entreprise.
Le projet poursuivra trois objectifs principaux : éponger progressivement la dette sociale de la société, notamment en finançant les retraites et indemnités dues afin de rétablir la confiance entre les travailleurs et leur employeur ; renforcer la protection sociale grâce à des mécanismes adaptés de prévoyance, d’assistance et de secours pour les agents ; et permettre le rajeunissement des effectifs, en facilitant la mise à la retraite effective des agents concernés et en assurant la relève pour garantir la performance du service ferroviaire.
Basée à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, la SNCC assure la desserte ferroviaire dans les régions Est et Centre du pays. Mais, tout comme l’ONATRA à l’Ouest, elle est confrontée à une double crise : le vieillissement massif de son personnel et la vétusté de son matériel d’exploitation. Les multiples tentatives de redressement menées jusqu’ici n’ont pas encore produit les résultats escomptés.
Avec la mise en place du Fonds social, le gouvernement espère ouvrir la voie à une réforme profonde de la société ferroviaire et à une meilleure prise en charge de ses agents, en attendant un véritable renouveau de ce secteur stratégique pour l’économie nationale.
La rédaction
