16 janvier 2026

Il est actuellement sur les traces de Corneille Nangaa, ancien Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Lui, c’est l’actuel Secrétaire Exécutif National de la CENI, Thotho Mabiku Totokani. Depuis sa nomination à la tête de cette administration, son nom n’a jamais été autant associé à des affaires obscures qui remettent en cause sa probité morale. Présentement, il y a un scandale électoral qui secoue le pays, tout juste au lendemain de la publication par la Centrale électorale, des listes définitives des candidatures à la députation nationale. Parmi des candidats à ce scrutin, l’on retrouve le nom de l’épouse de Thotho Mabiku Totokani, Mme Lydie N’Zia, dans le regroupement politique Agissons et Bâtissons (AB), du tandem Sama Lukonde-Dany Banza Maloba, respectivement président et autorité morale de ce regroupement politique.

En effet, au sujet de la candidature de l’épouse du Secrétaire Exécutif National de la CENI qui se fait appeler « Mwana ya Ndaku », des allégations d’infraction aux règles électorales sont évoquées par des uns et contestées par d’autres. Qu’à cela ne tienne, des inquiétudes concernant l’impartialité du processus électoral montent d’un cran.

Réputé proche de Félix Tshisekedi, Président de la RDC, lors de la nomination controversée de Thotho Mabiku à la tête de l’Administration de la CENI, diverses réactions ont été enregistrées dont la plupart allaient contre ce choix. Cette candidature, dans circonscription de la Funa, vient davantage remettre en cause la personne de technicien de la CENI.

En effet, le Secrétaire Exécutif National de la CENI est chargé de superviser des opérations électorales et de veiller sur leurs intégrités. Cette récente révélation soulève des questions sérieuses quant à sa capacité à maintenir une impartialité totale dans la gestion du processus électoral, en particulier en ce qui concerne le parti ou regroupement politique dont sa propre femme en fait partie.

Jurisprudence Nangaa ?


En acceptant que sa « tendre épouse » puisse concourir à la députation nationale, le Secrétaire Exécutif National de la CENI rassure-t-il la nation entière quant à l’impartialité des scrutins prévus le 20 décembre de cette année ? L’on se souviendra encore en 2018, Corneille Nangaa, tout puissant président de la CENI, était accusé d’avoir fait de son épouse et de son frère cadet utérin, Christophe Nangaa, respectivement députée provincial et député national. L’histoire se répète-t-il en 2023 ? Il est évident que l’on se dirige tout droit vers un conflit d’intérêt caractérisé.

Que dit la loi ?


Si l’audace du Secrétaire Exécutif National de la CENI et sa femme n’énerve aucune disposition légale, elle offusque néanmoins les consciences des personnes éprises de justice et d’équité. Que dit la loi ? Elle est jusque-là muette. Elle interdit plutôt aux membres ainsi que le personnel à tous les niveaux de la CENI de postuler. Certains éminents juristes congolais militent pour que la loi puisse interdire, expressément, les membres de la famille immédiate du président de la Commission électorale ou d’autres responsables y compris leurs conjoints, la possibilité de se présenter aux élections. Cette disposition vise à prévenir tout conflit d’intérêts et à protéger l’équité du processus démocratique.

La Rédaction