10 février 2026

La RD Congo a été placée au centre des débats panafricains sur la mémoire et la justice transitionnelle. Lors de la réunion du Conseil du vendredi 22 août, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a présenté une note stratégique axée sur deux priorités : l’organisation du Forum africain sur la justice transitionnelle en 2025 et les démarches pour obtenir la reconnaissance officielle du Génocost par les institutions africaines.

Désignée par l’Union africaine, la RDC accueillera du 30 septembre au 2 octobre 2025 la prochaine édition de ce Forum continental. Diplomates, juristes, acteurs de la société civile et survivants y débattront autour du thème : « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations ». Ce choix illustre la place croissante du pays comme acteur majeur dans la promotion d’une justice post-conflit et de la mémoire historique.

En parallèle, le ministre Mbemba a annoncé le lancement imminent d’une campagne nationale de promotion des droits humains, comprenant des formations sur les droits des personnes arrêtées et un programme d’éducation citoyenne. Une résolution parlementaire est également en préparation afin d’obtenir la reconnaissance du Génocost, le génocide des Congolais, comme crime contre l’humanité, répondant ainsi aux attentes de la Commission africaine des droits de l’homme.

Le Conseil a salué ces initiatives, soulignant l’engagement de la RDC dans la défense des droits fondamentaux et dans la préservation de la mémoire collective. En mettant en avant la justice transitionnelle et la reconnaissance du Génocost, Kinshasa se positionne comme un acteur incontournable dans la construction d’une mémoire africaine commune et d’un avenir fondé sur la réconciliation.

La rédaction