Le Secrétaire général d’ Envol, Rodrigue Ramazani a félicité la population congolaise en général pour la réussite de la Journée “ville morte” décrétée par l’opposition réunie autour de la Coalition 64 (C64), ce mercredi 03 juin. Sur son compte X, il a salué cette action pacifique de résistance citoyenne qui traduit la désapprobation à un éventuel changement de la loi fondamentale du pays, à l’égard du pouvoir en place.
“Par cette action pacifique de résistance citoyenne, les Congolais ont exprimé leur désapprobation du projet de changement de la Constitution. Merci à la population et restons mobilisés pour la suite des actions de résistance citoyenne.
Le mot d’ordre du dernier espoir des Congolais,Delly Sesanga et d’autres opposants a été largement respecté.Universités, écoles, commerces, entreprises et plusieurs services publics ont observé cette journée ville morte“, a-t-il écrit.
Et d’évoquer la mobilisation qui dépasse les frontières de la capitale congolaise: Lubumbashi, Bandundu-ville, Uvira, Beni, Butembo et autres villes de la RDC.
” La circulation a été exceptionnellement fluide aujourd’hui sur les principales artères de Kinshasa, contrastant avec les embouteillages monstres qui rythment habituellement le quotidien des Kinois.
Au-delà de Kinshasa, la mobilisation a également été observée dans plusieurs villes du pays, notamment à Butembo, Beni, Uvira, Lubumbashi, Bandundu-ville, Kikwit et dans plusieurs autres villes“, s’est-il frotté les mains.
La Coalition 64 (C64) a appelé à une Journée ville morte à Kinshasa et sur l’ensemble du pays pour barrer la route au projet de la modification ou du changement de la Constitution du 18 février 2006. Dans l’une de ses dispositions à savoir l’article 64, il est écrit:
"Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l'État. Elle est punie par la loi".
L’ opposition congolaise tient mordicus à en finir avec la Fatshisphère qui tente de tripatouiller la Constitution pour briguer un autre mandat, au delà du dernier qui est censé prendre fin en 2028, à en croire l’article 220 de la loi suprême. Il stipule que le mandat du président de la République est de cinq ans, une fois renouvelable.
KGB Nesta
