Kinshasa, 11 avril 2025 – Lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a abordé avec fermeté la question de la suspension des mandataires publics, un sujet devenu source de tensions au sein des entreprises du portefeuille de l’État et des établissements publics.
Revenant sur les nombreux cas de litiges liés aux actions disciplinaires, le Chef de l’État a exprimé sa volonté d’instaurer plus de rigueur, de transparence et de respect des procédures dans la gestion des ressources humaines de l’administration publique. Pour ce faire, il a décidé que toute initiative de suspension d’un mandataire public, émanant de son autorité de tutelle, devra désormais lui être transmise pour approbation préalable et expresse. Cette mesure, annoncée par la Première Ministre, vise à éviter les décisions arbitraires et à préserver la paix sociale dans les entités concernées.
Le Président a également exigé que tous les cas litigieux de suspension en cours ou contestés soient portés à sa connaissance dans les meilleurs délais, soulignant l’urgence de restaurer la confiance dans le traitement de ces affaires.
Dans le même esprit, Félix Tshisekedi a chargé la Première Ministre d’organiser, avec le concours de son cabinet et du ministère du Portefeuille, des sessions de formation à l’intention des responsables des entreprises, établissements publics et ministères de tutelle. Objectif : renforcer leurs compétences sur les procédures disciplinaires, prévenir les abus, et garantir le respect des droits et devoirs de chaque partie.
Par cette série de mesures, le Président de la République entend assainir la gestion des mandataires publics et renforcer les principes de bonne gouvernance au sein de l’administration.
Jolga Luvundisakio
