10 février 2026

Dans un geste historique salué par la communauté internationale, les gouvernements de la RDC et du Rwanda ont paraphé, le texte d’un accord de paix bilatéral, amorçant un tournant décisif vers la stabilité dans la région des Grands Lacs. L’information a été confirmée ce mercredi 18 juin par Tina Salama, porte-parole du président congolais Félix Tshisekedi, via son compte X.

Ce rapprochement inédit intervient à l’issue de trois jours de dialogue technique intense à Washington, mené sous la médiation des États-Unis et avec l’appui diplomatique du Qatar. Le Département d’État américain, qui a publié un communiqué conjoint avec les deux pays, a qualifié cet accord d’« étape majeure » dans les efforts de pacification d’une région longtemps marquée par les tensions et les violences armées.

Selon les termes de l’accord, les deux parties s’engagent à : cesser immédiatement les hostilités entre leurs forces et les groupes soutenus sur le terrain ; procéder au désarmement progressif des groupes armés opérant dans l’est de la RDC, souvent source de conflit entre les deux pays ; respecter pleinement l’intégrité territoriale de chacun.

En plus de ces engagements centraux, l’accord prévoit la mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité. Ce dispositif, composé de représentants de la RDC, du Rwanda et d’observateurs internationaux, visera à assurer le suivi rigoureux de la mise en œuvre de l’accord, renforcer la transparence et restaurer la confiance mutuelle.

La signature officielle de l’accord est programmée pour le 27 juin prochain à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, dont l’implication personnelle a été décisive dans l’aboutissement des discussions. Ce moment solennel symbolisera l’engagement ferme des deux nations à tourner la page de décennies de méfiance et de conflits frontaliers. Le choix de Washington comme lieu de signature témoigne de l’importance stratégique que les États-Unis accordent à la stabilité de la région des Grands Lacs.

Dans la foulée de cette avancée diplomatique, un sommet des chefs d’État des pays de la région est en cours de préparation. Ce sommet, qui devrait réunir les membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ainsi que l’Union africaine, visera à inscrire cette dynamique dans un cadre plus large de coopération régionale.

Si cet accord marque une avancée significative, sa réussite dépendra largement de sa mise en œuvre sur le terrain. La désescalade réelle des tensions, le désarmement des groupes armés et la coopération sécuritaire devront être scrutés avec rigueur.

Néanmoins, les signaux envoyés par Kinshasa et Kigali, ainsi que par leurs partenaires internationaux, sont porteurs d’un espoir renouvelé pour la paix. Cet accord pourrait ainsi constituer le premier jalon vers une nouvelle ère de réconciliation et de développement partagé dans une région trop longtemps en proie à la guerre.