6 juillet 2026

Dans son discours à la Nation prononcé à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi s’est exprimé sur la très controversée loi référendaire récemment adoptée par les deux chambres du Parlement. Sans prendre position sur le fond du texte, le chef de l’État a insisté sur le respect des mécanismes institutionnels prévus par la Constitution.

Félix Tshisekedi a rappelé que le Parlement exerce pleinement ses prérogatives dans un État démocratique. « Le Parlement débat, délibère et légifère », a-t-il déclaré, estimant que les institutions doivent fonctionner dans le respect des compétences qui leur sont reconnues par la Constitution.

Le président de la République a annoncé avoir décidé de saisir la Cour constitutionnelle afin qu’elle examine la conformité du texte avant toute éventuelle promulgation. Cette démarche, fondée sur l’article 160, alinéa 3 de la Constitution, vise selon lui à garantir le respect de l’État de droit et à prévenir toute contestation juridique.

« J’ai décidé de déférer cette loi à la Cour constitutionnelle pour qu’elle se prononce sur sa conformité à la Constitution avant toute promulgation », a expliqué le chef de l’État, présentant cette initiative comme un acte de responsabilité institutionnelle et de coopération entre les pouvoirs publics.

Cette annonce intervient dans un climat politique particulièrement tendu. Une partie de l’opposition continue de dénoncer cette loi, qu’elle considère comme une menace pour l’équilibre institutionnel, et a déjà appelé à une manifestation le 8 juillet prochain à Kinshasa. En renvoyant le texte devant la Haute Cour, Félix Tshisekedi entend laisser la justice constitutionnelle trancher ce débat avant toute décision définitive.

La rédaction