22 juillet 2026

Le gouvernement congolais a annoncé, ce samedi 19 avril, la suspension immédiate des activités du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila. Cette décision est justifiée par “l’attitude ambiguë” de l’ancien chef de l’État face à l’occupation d’une partie du territoire national par l’armée rwandaise et le groupe rebelle M23/AFC.

Dans un communiqué officiel signé par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Shabani Lukoo, les autorités dénoncent le “silence coupable” de Joseph Kabila, qui ne se serait jamais exprimé publiquement pour condamner cette agression. Le communiqué souligne également son retour à Goma une ville sous contrôle des forces ennemies comme un acte suspect, d’autant plus que sa sécurité y serait assurée par ces mêmes forces étrangères.

“Conformément aux articles 29, 30 et 31b de la loi sur l’organisation des partis politiques, les activités du PPRD sont suspendues sur l’ensemble du territoire”, annonce le ministère, qui indique également vouloir saisir le Parquet près la Cour constitutionnelle afin d’examiner les responsabilités de Joseph Kabila dans cette affaire.

Selon les autorités, cette décision repose sur “l’activisme avéré” de l’ancien président dans une “guerre d’agression rwandaise”, en violation des lois relatives au statut des anciens chefs de l’État.

Le ministère rappelle à tous les partis politiques leur devoir de préserver l’unité nationale, la souveraineté de l’État congolais et l’intégrité du territoire, dans un contexte de fortes tensions régionales.

Jolga Luvundisakio