Lors d’une réunion de haut niveau tenue jeudi à l’Hôtel du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, cheffe du Gouvernement, a présidé le Comité de pilotage de la nouvelle structure dénommée Delivery Unit. Étaient présents des membres clés de l’exécutif, des partenaires techniques et financiers tels que le PNUD, la Banque mondiale, la BAD, ainsi que des représentants diplomatiques.
« La Delivery Unit n’est pas un organe d’exécution, mais un outil d’appui transversal », a précisé la Première ministre aux médias. Elle a souligné que « son rôle est de veiller à ce que les programmes menés par les différents ministères aboutissent dans les délais impartis, avec des résultats concrets et impactants pour la population ».
Cette initiative vise notamment à résoudre les problèmes récurrents de retard dans l’exécution des projets publics. « Nous constatons trop souvent que des projets prévus sur trois ans prennent finalement cinq ou six ans. La Delivery Unit permettra d’identifier et de lever rapidement les goulots d’étranglement », a expliqué Judith Suminwa.
La réunion a abouti à l’approbation du document de projet d’appui à la Delivery Unit, élaboré en collaboration avec le PNUD. Dominique Mama, Représentant résident du PNUD en RDC, a salué cette « étape clé dans les réformes de l’action publique », soulignant « la volonté ferme du gouvernement d’améliorer la performance de ses politiques ».
« Le PNUD apporte son expertise technique de manière transitoire, en s’appuyant sur nos expériences similaires dans d’autres pays », a-t-il précisé, indiquant que l’agence onusienne se retirera une fois la structure pleinement opérationnelle.
Julie Tshilombo, coordonnatrice du Comité de pilotage, a détaillé les missions de cette unité : identification des indicateurs clés de performance, suivi rigoureux de l’avancement des projets prioritaires, et appui à la prise de décision éclairée pour répondre aux attentes des citoyens.
S’inscrivant dans la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, cette innovation institutionnelle vise à transformer la gestion publique en instaurant une culture de redevabilité et de résultats tangibles. Elle devrait permettre d’éviter les chevauchements entre ministères et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.
La mise en place effective de cette structure marque une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration congolaise, avec pour ambition d’améliorer significativement la qualité des services publics et l’impact des investissements gouvernementaux sur le développement socio-économique du pays.
Assiyah Tshamunyongue
