Commémorée chaque 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée ce lundi à Kinshasa, en présence du président de la République. À cette occasion, Félix Tshisekedi a tenu à s’exprimer sur le rôle et les responsabilités des professionnels des médias en République démocratique du Congo.
Face aux dérives constatées dans certains médias, le chef de l’État a appelé à la conscience professionnelle des journalistes : « Dans un contexte aussi sensible, votre responsabilité est immense », a-t-il déclaré, rappelant les bonnes pratiques dans le traitement de l’information : recouper les sources, se rapprocher des canaux officiels, et refuser de servir de relais aux « ennemis de la patrie ».

S’il a reconnu la sacralité de la liberté d’informer, le président a insisté sur l’importance de la rigueur, de l’éthique et de la loyauté envers la vérité. À ce sujet, il a dénoncé « les nombreuses manipulations médiatiques » autour du deal en cours de négociation entre la RDC et les États-Unis. Ce projet, que le président qualifie de « partenariat stratégique pour la valorisation des minerais critiques », est présenté par certains analystes comme un « bradage des ressources naturelles » du pays. Une interprétation que Tshisekedi a rejetée, parlant « d’allégations infondées » diffusées « sans vérification par une partie de la presse ».

Le président a réaffirmé son engagement à protéger les intérêts de la nation : « Jamais je ne braderai les richesses de la République démocratique du Congo. J’en ai fait le serment devant la Nation, et je m’y tiendrai jusqu’au bout », a-t-il juré.
Selon certaines sources médiatiques, le deal en négociation pourrait permettre d’injecter environ 500 milliards de dollars américains dans l’économie congolaise sur une période de vingt ans.
Assiyah Tshamunyongue
