Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement accepté la présidence tournante de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) à l’occasion du 9ᵉ sommet ordinaire de l’organisation. Dans un discours empreint d’humilité et de détermination, il a affirmé vouloir assumer cette responsabilité dans un esprit d’écoute, d’impartialité et d’efficacité, en comptant sur l’appui de l’ensemble des États membres et de la Troïka.
Le Chef de l’État a rappelé que la région des Grands Lacs reste confrontée à de nombreux défis : persistance des conflits, actes d’agression, déplacements massifs de populations, violences sexuelles, fragilité économique, déficit d’infrastructures transfrontalières et exploitation illicite des ressources naturelles. Il a insisté sur le fait que ces difficultés ne sont pas une fatalité, mais appellent une volonté politique accrue, une solidarité régionale renouvelée et une responsabilité réellement partagée.

Félix Tshisekedi a défini cinq priorités qui guideront son mandat : la réforme institutionnelle de la CIRGL, la consolidation de la paix et de la sécurité régionales, le renforcement de la coopération judiciaire, l’intensification de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles notamment grâce à un programme de traçabilité des minerais , et le renforcement de l’intégration économique régionale. Selon lui, il ne peut y avoir « ni paix sans justice, ni stabilité sans sécurité partagée, ni développement sans intégration réelle ».
Poursuivant son allocution, le Président a souligné l’urgence d’agir pour transformer la région des Grands Lacs en un espace de paix et de développement. Il a réaffirmé que sa présidence serait guidée par des principes stricts : souveraineté, intégrité territoriale, non-agression, refus de tout soutien aux groupes armés, mais aussi ouverture au dialogue pour trouver des solutions politiques durables et inclusives. Il a assuré que la justice ne serait plus opposée à la réconciliation, ni la sécurité au développement, ni la souveraineté à l’intégration, affirmant vouloir agir avec méthode, courage et loyauté.
Le Chef de l’État a exprimé le souhait que ce 9ᵉ sommet marque le renforcement des engagements communs et l’entrée dans une phase d’exécution accélérée du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de 2006. Il a ensuite déclaré ouverts les travaux du sommet et remercié les participants.
