10 février 2026

En 2024, 26 % des femmes ou des nouveau-nés ont perdu la vie lors des accouchements dans les structures sanitaires de Bunia, selon un rapport publié le mardi 8 avril par la Synergie des sages-femmes et des gynécologues.

Cette organisation attribue cette mortalité élevée à l’ignorance et à la négligence de certains parents, ainsi qu’à des défaillances dans la prise en charge médicale.

La responsable du Programme national de santé de la reproduction en Ituri a indiqué qu’un plan de riposte est actuellement mis en œuvre pour contrer ce phénomène préoccupant.

Le gynéco-obstétricien Achille Dhezonga Chau, président de la Société congolaise de la pratique de sage-femme, confirme que ces décès surviennent en grande majorité durant l’accouchement, principalement en raison d’erreurs médicales ou d’un encadrement insuffisant.

Une femme, ayant requis l’anonymat, témoigne avoir perdu l’un de ses jumeaux à cause d’un manque d’équipements médicaux :
« À l’hôpital, il n’y avait pas d’appareil de réanimation. On a dû aller dans un autre établissement, mais là non plus il n’y avait pas d’électricité. Il a fallu aller chercher un groupe électrogène à la maison. Le lendemain, l’enfant est décédé. Ce fut un choc terrible. »

Pour répondre à cette crise, le Programme de santé de la reproduction en Ituri a lancé des sessions de formation à l’intention des prestataires de soins. Par ailleurs, la docteure Dudu Kove appelle les parents à suivre rigoureusement toutes les étapes des consultations prénatales.